Beastars saison 2

Il y a un peu plus d’un an, je découvrais la série animé Beastars qui me laissait un goût étrange en bouche. La saison deux est sortie cette année, l’occasion de voir si mes impressions étaient fondés ou pas.

Date de diffusion : janvier 2021

Durée :  12 x 24min
Genre : drame, thriller, romance
Réalisateur : Yasuhiro Geshi
Casting vocal : Chikahiro Kobayashi, Jonah Scott, Brian Beacock 

Nationalités : Japon

déconseillé au moins de 16

Synopsis :

La rentrée débute à l’établissement Cherryton mais Rouis n’a toujours pas réapparu et l’assassin de Tem n’a pas été découvert. Comme si cela ne suffisait pas, de mystérieuses rumeurs de fantômes commencent à se propager.

Critique :

Bon, d’un point de vue technique, je n’ai rien à redire sur cette série. Cette nouvelle saison conserve les mêmes standards de qualité, j’aime beaucoup la fluidité de l’animation 3D avec ce look 2D. L’ambiance de la série est toujours aussi prenante, j’aime ce sentiment très mélancolique qui imprègne chaque épisode, La séries n’est jamais vraiment gai mais jamais vraiment triste non plus, elle réussi à rester sur ce fil étrange et plutôt plaisant. La bande son de grande qualité joue d’ailleurs pour beaucoup dans cette atmosphère.

Non, là où j’ai toujours un problème avec cette série c’est sur son écriture. Je vais dans un premier temps m’attarder sur la narration. Contrairement à ce que laissait croire la première saison le meurtre de Tem n’est pas un macguffin et l’enquête autour de sa mort a bien une importance cruciale dans l’histoire, au point de devenir le fil conducteur de cette saison. Un choix qui pose deux soucis majeurs 1) la relation entre Legoshi et Haru passe totalement au second plan (voir même au milliéme plan) alors que c’était quand même tout le sujet de la première saison 2 ) l’enquête est écrite avec le cul. On nous sort un nouveau personnage (le serpent) qui semble crucial dans celle-ci, sauf qu’il ne servira à rien du tout. Le suspect est impossible à deviner tout simplement parce qu’on ne nous le montre pas et dès qu’il apparait à l’écran ça devient totalement évident qu’il est coupable, à tel point qu’il est ridicule que Legoshi ne le comprenne pas. Pourtant, malgré ce que je considère comme un grave écueil de construction, la série conserve un intérêt en se penchant sur les motivations du coupable, on partage l’histoire de son point de vue ainsi que ses souffrances. Mais là on tombe sur le deuxième problème de cette série : le confusionnisme.

J’avais déjà pointé le soucis sur la saison 1, le principe même de la série induit un message politique mais le message est tellement ambigu, qu’on en vient à se demander si l’auteur sait vraiment ce qu’il veut dire. On se retrouve quand même avec une morale de l’ordre de « la force des faibles c’est de donner envie de les protéger ». C’est tellement malsain. Pas plus que le délire autour de la viande qui est la seule à donner de la force mais bien malsain quand même.

Alors oui, j’ai regardé cette deuxième saison avec un certain plaisir, notamment parce que le personnage de Legoshi est très attachant et qu’il y a beaucoup de noblesse dans sa cause mais aussi parce que l’arc narratif de Rouis avec les lions est vraiment passionnant. Pourtant, je reste vraiment gêné devant la confusion des messages, la fin de la relation entre Legoshi et Rouis est au-delà du what the fuck. Que doivent retenir les plus jeunes qui regardent la série (oui, la série est destiné aux plus de 16 mais ce ne sera pas respecté) ? Que les forts ont le droit de manger les faibles parce que ça les rend plus fort ? Que certains naissent fort et d’autres faibles et qu’on ne peut rien y faire ? Vraiment en 2020 on va raconter ça aux enfants ? Bref, si je pose mon cerveau par terre, je peux apprécier de regarder Beastars mais au vu de l’offre pléthorique de fiction disponible, est-ce bien raisonnable de continuer à regarder des programmes qui nous tirent vers le bas ?

Conclusion :

Si vous avez aimé la première saison, ce serait dommage de vous arrêter en si bon chemin mais je reste toujours sceptique sur le message de l’auteur.

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