To rome with love, Woody fait le buzz en Italie

S’il y a un rendez-vous annuel à ne pas manquer, c’est bien le nouveau Woody Allen. Le réalisateur ultra prolifique arrive toujours à nous livrer un film par an avec une régularité de métronome et tout en réussissant à se renouveler. Bien entendu, tous ses films ne sont pas égaux en qualité, voyons donc ensemble ce que vaut cette nouvelle cuvée.

Date de sortie : 04/07/2012
Réalisation: Woody Allen
Casting: Woody Allen, Alec Baldwin, Roberto Benigni, Penélope Cruz, Jesse Eisenberg, Ellen Page, Judy Davis
Genre: Comédie
Durée: 01h51min
Nationalité: Américain, Espagnol, Italien

Synopsis:


Découvrez Rome et quelques destins qui y sont liés. Celui de l’angoissé Jerry qui pense avoir trouvé une nouvelle vie, celui du banal Leopoldo dont la vie bascule du jour au lendemain, celui de l’insouciant Jack qui n’est pas conscient que sa routine est sur le point d’être bouleversé et enfin, ceux de Angelo et Milly, jeune couple innocent venu faire fortune à la capitale.

Critique:

Avec « To rome with Love », nous poursuivons l’escapade touristique que Woody Allen à initié en 2005 avec « Match Point ». Après Londres, puis Madrid et Paris, c’est désormais à Rome que Woody Allen vient planter sa caméra. Comme pour les précédents films de cette « série », c’est bel et bien plus à une vision américaine et fantasmé de la ville que l’on a affaire plutôt qu’à une vision rigoureuse de la diversité de la cité Italienne. Pour autant, le film n’en est pas caricaturale, il nous présente juste un visage très carte postale de l’Italie.
Les fans d’Allen ne seront pas déçut, l’on retrouve tout ce qui fait le sel du réalisateur, ses névroses, son goût pour la psychanalyse, ses histoires d’amour compliquées et son sens du ridicule et de l’absurde. Comme souvent chez lui, le film est très drôle avec une mention spéciale pour l’histoire de Roberto Benigni (« La vie est belle », « Coffee and cigarettes », etc) petit bijou d’absurde sur la célébrité.
Niveau casting, Woody Allen peut une fois de plus se reposer sur une belle brochette d’acteur internationaux, tous sont très bon, avec une mention spéciale pour Pénélope Cruz (« Ouvre les yeux », « Volver », etc) terrible en call girl, même si l’on pourra regretter que la rencontre de deux personnalités aussi exubérantes que Roberto Benigni et Woody Allen n’ait pas fait plus d’étincelles. Rarement l’acteur Italien aura été aussi sobre dans son jeu et quel dommage que l’histoire ne permette pas aux deux hommes de se croiser.

Niveau scénario, rien d’extraordinaire, il s’agit de quatre petites histoires qui s’entremêlent sans jamais avoir de lien entre elles. C’est agréable à suivre mais le procédé peine à cacher quelques longueurs.
Point de vue image, Allen retrouve le talentueux directeur de la photo Darius Khondji (« Seven », Alien 3″ etc) qu’il avait déjà employé sur « Midnight and Paris ». Inutile de dire que la photo est belle, même si la encore il ne s’agit pas du meilleur travail qu’a pu produire Khondji.
En fait, dans l’ensemble, To rome with Love à un petit coté flm de vacance, comme si toute l’équipe s’était décidé à s’amuser sans en faire trop. Ce qui nous donne un film sympathique à la bonne humeur communicative mais loin d’être inoubliable malgré tout le talent qu’il contient. Après l’excellent « Midnight in Paris », il est difficile de se contenter d’un film aussi « simple » que ce « To rome with love » toutefois on ne peut pas produire autant que Woody Allen et ne jamais avoir de baisse de qualité, d’autant qu’un « mauvais » Woody Allen reste toujours bien au dessus de l’ensemble de la production cinéma habituelle.

Conclusion:
To rome with love n’est pas le meilleur Woody Allen, il est un peu long, mais ça n’en reste pas moins un film très drôle et avec de grandes idées. Une bonne comédie d’été pour apaiser nos envies de soleil.

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