Alien covenant

Après les Gardiens de la galaxie, on reste la tête dans les étoiles avec un film que je n’étais vraiment pas pressé de voir : Alien Covenant, la suite du déplorable : Prometheus. Est-ce que ce bon vieux Ridley a retrouvé la lumière ou continue de s’enfoncer dans les ténèbres ? C’est ce que nous allons voir.

Date de sortie 10 mai 2017

Durée : 2h 02min
Réalisateur : Ridley Scott
Casting : Michael Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup
Genres : Science fiction, Epouvante-horreur, Action
Nationalités : Américain, Britannique

Interdit aux moins de 12 ans

Synopsis:

Échappant de peu à une éruption solaire, l’équipage du vaisseau de colonisation « Covenant » détecte une planète habitable plus proche de lui que leur destination finale d’où provient un signal familier. Ils décident donc de changer leur mission et d’explorer cette planète, inconscient des dangers mortels qui s’y cachent


Critique :

Il n’y a pas si longtemps je vous faisais la critique de Life, un sous-Alien qui n’avait d’autre intérêt que de combler le vide laissé par l’absence de la franchise Alien. Mais aujourd’hui après un Prometheus qui n’admettait qu’a demi-mot être un Alien, voici venu un nouveaux film de la franchise : Covenant.
Comme beaucoup, après la douche froide Prometheus, j’avais vraiment envie de retrouver un vrai Alien et le début du film allait dans ce sens. C’était nerveux et étouffant, on retrouvait l’ambiance claustrophobique du premier avec ce petit supplément de philosophie apparu dans Prometheus et qui pourrait apporter un peu de profondeur à la saga. Tout commençait donc pour le mieux, faute d’avoir un projet original, on se dirigeait au moins vers une oeuvre de qualité. Mais c’est là que l’évidence m’a frappé. Plus qu’une suite, un reboot ou une préquelle, Alien : covenant était un crossover. L’improbable croisement entre Alien et Idiocracy.
Comme pour plus de réalisme après une Amérique post-Trump, Ridley Scott nous plonge dans un futur où tous les humains sont devenus idiots. Le bon-sens semble avoir quitté l’intégralité de l’espèce humaine qui dès lors fait n’importe quoi sans se soucier de la moindre prudence élémentaire. En tout cas, c’est la seule explication que je vois pour justifier la bêtise du déroulement de l’histoire. Qui enverrait une telle bande de bras cassés pour guider 40 000 colons dans l’espace ? Même les ados alcooliques de Scream savent qu’on ne se sépare pas quand un tueur rode. Alors quand il s’agit d’un Xenomorphe sur une planète inconnu, ça semble quand même la base de ne pas se séparer. Mais non et ce n’est qu’un comportement idiot parmi tant d’autres.
Pour incarner cette décadence de l’espèce humaine, Scott a réuni un casting aussi insipide que possible. En dehors de l’héroïne (Katherine Waterston que vous aurez surement découvert dans les animaux fantastiques ) et du robot Walter ( Michael Fassbender qui file un mauvais coton si j’en juge ses derniers choix de films Assassin’s creed, X-men apocalypse, etc) je vous met au défit de vous souvenir d’un des autres personnages du film (ok, admettons le mec au chapeau de cowboy). Un casting d’autant plus problématique dans un film se voulant horrifique et où l’on devrait s’attacher un minimum aux personnages pour ressentir de l’empathie aux moments de leurs morts. Mais là, on s’en fout complètement. Vers la fin, on ne sait même plus qui sont les gens qui meurent « oh, mon dieu, ils ont tué random soldat n3. Ah les enfoirès »

C’est dommage car Scott avait nettement mieux travaillé sa copie concernant la toile de fond. je ne spoilerais pas, mais l’univers ainsi que les thématiques sont vraiment intéressant . Le problème c’est que l’ensemble est écrit avec les pieds. La réalisation a beau être de qualité (mais sans qualités particulières, il y avait plus de créativité dans le plan séquence de début de Life) cela ne suffit pas à donner de l’intérêt à cette histoire sans originalité et mal racontée.
Alors certes, une fois de plus, ce n’est pas désagréable à regarder mais comme toujours je suis fatigué de ne voir que des films sans imaginations tout juste bon à sécuriser les investissements des producteurs. Probablement faudrait-il que je me tienne très loin des productions hollywoodienne à l’avenir et pourtant j’ose y croire encore.
En bref, ce nouvel Alien est un film bancale, pas désagréable a regarder et qui ne marquera pas l’histoire de la saga Alien à part peut-être dans les nouvelles idées qu’il apporte.

Conclusion:

Si l’on est loin du naufrage Prometheus, Covenant reste bancale sur de nombreux point. On reste loin de la qualité des premiers Alien, et c’est bien dommage car l’ambiance est bonne et la méta histoire vraiment passionnante.

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