Insensibles

Depuis « L’échine du diable », « le labyrinthe de Pan » et « L’orphelinat » nous savons tous que les réalisateurs Espagnols savent faire des films d’horreur et des films fantastique doté d’univers riches. De fait, d’un qu’un nouveau film de genre pointe le bout de son nez en provenance du pays de la paella on est tenté d’aller voir ce que ça donne, voici donc ce qui m’amène à vous parler du film qui suit.


Date de sortie: 10 octobre 2012
Durée: 1h 45min
Réalisation: Juan Carlos Medina
Casting: Alex Brendemühl, Tomas Lemarquis, Irene Montala
Genre: thriller
Nationalité: Français, espagnol, portugais

Interdit aux moins de 16 ans 

Synopsis: (source allociné)
A la veille de la guerre civile espagnole, un groupe d’enfants insensibles à la douleur est interné dans un hôpital au cœur des Pyrénées.
De nos jours, David Martel, brillant neurochirurgien, doit retrouver ses parents biologiques pour procéder à une greffe indispensable à sa survie. Dans cette quête vitale, il va ranimer les fantômes de son pays et se confronter au funeste destin des enfants insensibles.

Critique:

Note: afin d’être totalement objectif, je dois avouer que 1) j’ai raté le début du film, je suis arrivé au moment où les petites filles s’enflamment, j’ai dû rater 5 min je pense 2) après 15min de film, la lumière s’est rallumé dans la salle et le projectionniste a passé une dizaine de minutes à reétalonner son projecteur. Bref, je n’ai pas vu le film dans des conditions idéales et ça a pu influer la note.
Il faut le reconnaître, la bande annonce d’Insensibles, si elle est intrigante quant au contenu du film(je ne voyais pas trop l’intérêt des parties actuelles) est plutôt alléchante. Il s’agit du premier film de Juan Carlos Medina et pour un coup d’essai, c’est assez prometteur. Pitch séduisant, images superbes, bons acteurs et bonnes ambiances, le film avait tout pour être une réussite. Et pourtant, ce n’est pas le cas. Ce que je ne comprends pas, déjà, c’est comment ce film se retrouve classifié de « Epouvante-horreur et Fantastique » sur Allocine parce que la classification correspond à peu près autant au film que « Gore » à « Seven ». De fait, les amateurs de sensations fortes tels que moi ne peuvent se sentir que frustré face à ce film s’ils se sont laissé influencer par les critiques. Cette considération mise à part, on retiendra d’Insensibles qu’il s’agit surtout d’un film à message à propos du Franquisme et de son impact sur l’Espagne (l’acceptation de la douleur et du passé pour avancer). Un sujet déjà traité dans d’autres film de genre tels que l’angoissant « L’échine du diable », le fabuleux « le labyrinthe de Pan » de Guillermo del Toro ainsi que le baroque « Balada triste de trompeta » de Alex de la Iglesia et ce avec beaucoup plus de talents. C’est là le principal problème d’Insensibles, le réalisateur traite d’un sujet déjà rabâché dans un genre similaire mais avec tellement plus de génie, le film en parait donc terriblement fade et mou pour qui est un minimum cinéphile.

La grande force du pitch résidait dans ce regroupement d’enfants insensibles dans un asile, une situation incroyable dont on aurai aimé plus de développements, autour de laquelle on aurait voulu voir conçut tout le scénario, mais ici, très vite on se rend compte qu’il ne s’agit que d’un prétexte et que l’insensibilité ne sert qu’a justifier le message du réalisateur ainsi qu’une scène finale médiocre et faussement poétique. Clairement, le gros défaut du film réside dans son scénario, il n’est pas original, n’a aucun enjeu(triste pour un thriller) et bâcle les détails (les camisoles qui ne servent finalement à rien sans justification, les âges peu crédibles des personnages actuels, etc), l’ensemble est donc tristement approximatif. Un constat d’autant plus regrettables car les possibilités du films étaient grandes, tant il est évident que le réalisateur a beaucoup de talent. Je ne conseillerais donc pas d’aller voir ce film, revoyez-vous donc plutôt tout les autres que j’ai pu citer et qui sont d’incontestables réussites, mais gardez un oeil sur ce Juan Carlos Medina, il a de grandes chances de devenir un grand réalisateur.

Conclusion:
A l’évidence je suis en désaccord complet avec les vrais critiques sur ce coup, déjà le film n’a rien ni d’épouvante, ni d’horreur et ensuite il n’a guère d’intéret. Les bonnes idées ne sont qu’a peine exploité, il y a de nombreuses erreurs dans l’histoire et peu de choses vraiment originales. Bref, tout ça m’a laissé plutôt insensible.

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