Dorohedoro

Houla que ça ne nous rajeunit pas. On m’avait prêté le premier tome de Dorohedoro il y a plus de 15 ans ! Je n’avais pas eu l’occasion de lire la suite mais la puissance du graphisme et l’histoire m’avaient particulièrement marqué. Lorsque je suis tombé dessus dans le catalogue Netflix j’ai immédiatement reconnu le manga et tenu à en découvrir plus.

Diffusion sur Netflix : mai 2020
Saison 1 : 12 x 24min
Genre : Comédie, Action, Animation
Réalisation : Hiroshi Seko
Casting vocal ! Wataru Takagi, Ryohei Kimura, Yûki Kaji
Nationalité : Japon
Chaîne d’origine : Netflix

Synopsis:

Amnésique et affligé d’une malédiction qui a donné à sa tête l’apparence de celle d’un lézard, Caiman traque les mages à l’aide de son amie Nikaido dans le but de sécuriser le monde dans lequel il vit mais surtout d’essayer de comprendre qui il est vraiment.

Synopsis:

Dorohedoro c’est donc une adaptation de manga et je dirais même d’un manga pour adulte car la violence est très présente avec une petite orientation gore. Une violence très graphique car le dessin est vraiment beau et au service d’un univers sombre et complètement fou. Dans Dorohedoro il existe 2 mondes : Hole le monde où vivent les héros, un endroit plutôt glauque et dangereux et le monde des mages, où vivent les mages et qui s’avèrent bien plus attrayant.
L’histoire nous plonge dans cet univers sans la moindre explication et, à l’instar de son héros amnésique, il faudra donc glaner les informations importantes au fil des épisodes. Dorohedoro c’est un peu Alice au pays des merveilles sous stéroïdes. Si la série se révèle de prime abord très manichéenne avec les gentils humain luttant contre les monstrueux mages. Ce postulat de départ qui verra enrichi à mesure que les nouveaux personnages arriveront, nous donnant autant de raisons de nous attacher aux mages qu’aux humains et instillant l’idée que tout n’est pas noir ou blanc. La série évolue d’ailleurs plutôt dans une grande nappe de gris et il n’est pas exclu qu’on découvre un jour que Caiman n’est pas du tout l’homme « sympathique » que l’on croit. L’histoire n’est pas très originale « un amnésique cherche qui il était et ce qui lui est arrivé » mais la complexité des détails et de l’univers sont tels que ça en devient très accrocheur.
L’autre élément qui retient les spectateurs ce sont les personnages, tous drôle à leur façon et vraiment attachant. L’on s’intéressera autant aux humains qu’aux mages et on en viendra à redouter leur rencontre puisqu’elle pourrait signifier la mort de l’un ou l’autre des personnages. On s’amusera aussi de voir comment des personnages qu’on aurait cru totalement secondaire vont au contraire devenir récurent.
Avec une première saison de seulement 12 épisodes, la série réussi plutôt bien à poser tous ses personnages et offre quelques révéltions concernant la situation de Caiman. Toutefois le flou reste complet et comme le laisse supposer les 23 volumes du manga il va falloir attendre un moment avant de connaitre le fin mot de l’histoire.
Il n’y a pour l’instant pas d’information sur une saison 2, tout ce que l’on peut dire c’est que l’accueil public est vraiment bon que ce soit au niveau des fans ou des nouveaux venus.
Si la violence ne vous effraie pas, je ne peux que recommander ce nouvel anime, son univers étrange est vraiment fascinant et on se laisse facilement emporter par la qualité de l’ensemble. Bien sûr on pourra se sentir frustré de devoir attendre une éventuelle suite mais le plaisir ressenti durant ces épisodes en vaut la peine.

Critique :

Une excellente première saison. Drôle, inventive, rythmée et passionnante. Son seul défaut étant de nous condamner à attendre une suite.

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