Better Call Saul Saison 2

Après une saison 1 plutôt appétissante, la saison 2 saura-t-elle tirer profit des éléments en place pour offrir du grand spectacle, c’est ce que nous allons voir.

Diffusion sur Netflix : février 2016 

Durée : 10 x45min 
Genre : Comédie, Drame
Réalisation : Vince Gilligan, Peter Gould
Casting : Bob Odenkirk, Giancarlo Esposito, Jonathan Banks

Nationalité U.S.A.

Chaîne d’origine Netflix

Synopsis:

Jimmy a finalement accepté de rejoindre le grand cabinet Davis & Maine pour continuer de travailler sur le dossier SandPiper, mais sa nature profonde le rattrape et le travail de bureau lui devient vite insuportable.

Critique :

Pour commencer, je n’en ai pas parlé dans la précédente critique mais Bob Odenkirk est incroyable dans le rôle de Jimmy/Saul. Bien sûr, tous les fans de Breaking Bad avaient déjà eu le loisir de s’en rendre compte mais ce spin-off permet de donner toute l’ampleur nécessaire au personnage ce qui laisse à l’acteur une palette de jeu très large dont il s’empare avec générosité. C’est un plaisir de le voir se tracasser pour son frère et son emploi ou se lâcher pour décompresser. Son personnage de clown triste sait autant nous émouvoir par sa sensibilité que par sa gouaille et c’est vraiment un plaisir que de découvrir ainsi ses origines.

La saison 2 fait directement suite à la première, elle reprend même les dernières minutes de celle-ci

pour revenir sur la décision de Jimmy. Le début de saison pourra s’avérer frustrant mais il est parfaitement logique, les choses sont besoin de prendre du temps pour se mettre en place et cette saison permettra de bien expliquer pourquoi Jimmy est son propre patron alors que de grands cabinets pourraient lui ouvrir leurs portes.

Avec cette nouvelle saison, on continue également de creuser dans l’univers de Breaking bad, les nouveaux spectateurs ne verront là que la construction d’un univers mais les fans de la première heure frétillerons devant toutes les allusions aux grands moments de la série. Quelle joie que de voir ainsi prendre forme le monde auquel sera confronté Walter White quelques années plus tard, l’on aurait difficilement pu espérer mieux : c’est subtil mais présent et ça nous rappelle sans cesse (tout comme le flashforward du début de saison) à quel point cette histoire va mal tourner. A noter que Kim Wexler, qui aurait pu n’être qu’un second couteau de l’histoire prend de plus en plus d’importance et que sa relation avec Jimmy est très importante aussi pour comprendre le personnage.

Si cette deuxième saison m’a paru un peu plus lente, elle apporte toutefois des dilemmes moraux vraiment puissants, notamment dans la relation entre Jimmy et Chuck et surtout elle amène une superbe fin de saison avec un cliffangher brillant et totalement inattendu, c’est shakespearien à souhait et ça promet le meilleur pour la saison à venir.

Il me semble aussi qu’à la réal Vince Gilligan et Peter Gould se lâche un peu plus avec de belles matérialisation de la démence et de grandes idées de mise en scène (le porte gobelet, le bonhomme gonflable, etc).

Du côté de Mike, on creuse la mythologie des cartels et après Tuco on se retrouve confronté à un Hector

Salamanca bien plus valide qu’on ne le connaissait. Les fans tels que moi seront donc hypé de découvrir comment ce sinistre individu finit tel qu’on le connait.

L’histoire avance, l’univers se développe, l’aspect légal de Jimmy sur le dossier Sandpiper est aussi passionnant que la découverte des cartels par Mike, bref cette saison 2 approfondit ce que la première avait posé et jusqu’ici c’est un véritable sans faute.

Conclusion :

La qualité de la série ne se dément pas, loin de là, on continue de creuser les personnages pour faire sortir leurs vraies natures et offrir des retournement de situations surprenant, du grand art.

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