Better call Saul saison 1

En grand fan de Breaking Bad, j’ai longtemps hésité à regarder son spin off Better Call Saul, un ami m’en à dit tellement de bien qu’il a fallut que je rattrape le temps perdu, alors voyons ce que vaut vraiment cette nouvelle série AMC/Netflix.

Diffusion sur Netflix : février 2015 

Durée : 10 x45min 
Genre : Comédie, Drame
Réalisation : Vince Gilligan, Peter Gould
Casting : Bob Odenkirk, Giancarlo Esposito, Jonathan Banks
Nationalité U.S.A.

Chaîne d’origine Netflix

Synopsis :

Avant de devenir le célèbre Saul Goodman, Jimmy McGill n’était qu’un petit avocat bataillant pour essayer de faire survivre son cabinet minable.

Critique :

Si Better Call Saul commence par une scène qui se déroule très probablement après la fin de Breaking Bad, il s’agit pourtant, à n’en pas douter, d’un préquelle de la série culte. 

On retrouve ainsi l’inénarrable Saul Goodman alors qu’il n’utilise pas encore son nom d’emprunt et officie sous son nom de naissance : Jimmy McGill. On découvre un homme simple, volontaire, qui paye des erreurs du passé mais se dévoue corps et âme à sa repentance. On est loin du portait de l’excentrique avocat corrompu que l’on connait mais quelques flashbacks nous le montre tout de même plus jeune trempant dans les arnaques auxquels nous sommes plus accoutumé. La sérié suit donc la période déterminante qui fera plonger le personnage de façon définitive dans le crime organisé et transformera l’optimiste avocat en pessimiste escroc. Pas besoin d’avoir vu Breaking Bad pour se lancer, l’histoire est totalement indépendante et suffisamment riche pour satisfaire un tout nouveau public, elle pourra en plus servir de porte d’entrée à la série origine pou ceux qui voudront poursuivre l’expérience. Pour les fans, par contre, c’est du pain béni car non content de suivre Saul, on retrouvera également ce bon vieux Mike dont on suivra l’histoire en parallèle. On découvrira ainsi au fil des saisons les liens étroits qu’ils ont pu lier et comment ils en sont venu à travailler autant ensemble. 

Si l’on entendra beaucoup parler de juridique la série offrira également quelques très belles arnaques montrant l’intelligence redoutable de Jimmy mc Gill. Comme dans Breaking Bad, la vie des personnages est toujours sur la brèche et leurs mauvais choix peuvent avoir des conséquences catastrophiques. (Allez, je spoile, désolé : il y a Tuco dans la saison 1 <3 )

La série apporte également son lot de nouveaux personnages. Assez peu du côté de Mike, grand solitaire, dont on découvrira surtout la famille, mais on retiendra tout de même Nacho, figure de la criminalité qui nous replonge directement dans l’univers des narco trafiquant de Breaking bad. Jimmy nous réserve beaucoup plus de nouveaux personnages avec principalement les avocats de HMM (surtout Kim et Howard) et Chuck McGill son grand frère. Le personnage de Chuck est d’ailleurs l’une des grandes trouvailles de cette série, c’est un personnage riche et complexe et sa relation avec son frère est passionnante et promet beaucoup de tension.

Niveau réalisation, l’on retrouve le savoir faire de Vince Gilligan et Peter Gould dans Breaking Bad, les fans ne seront pas déçu, les nouveaux venus s’étonneront peut-être de la lenteur du rythme et du soin apporté pour poser les ambiances. Ils sont également toujours aussi fort pour planter des plans signifiant aux meilleurs moments ou pour illustrer les tourments intérieurs des personnages en les extériorisant par la mise en scène Personnellement, j’ai vraiment retrouvé l’enthousiasme de mes premiers épisodes de Breaking Bad.

Sans être exceptionnelle, la fin de saison est suffisamment efficace pour donner envie de regarder la suite d’autant que de nombreuses graines sont déjà plantée pour susciter l’intérêt du spectateur à en savoir plus.

Better Call Saul réussit à reproduire brillamment la recette de Breaking Bad tout en offrant une histoire qui n’a absolument rien à voir. C’est le changement dans la continuité, fans comme nouveaux venus ont de quoi se régaler. Cette première saison sert surtout à planter les bases de l’histoire mais elle n’en reste pas moins passionnante.

Conclusion :

Vince Gilligan réitère le coup de maitre de Breaking Bad, l’ambiance est tout aussi prenante que la série originale et Jimmy McGill bien plus attachant que Walther White.

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