Sweet home
officiel
★
🤠 Quand l’apocalypse arrive, certains deviennent des héros, d’autres de véritables monstres.
🎬 MISSION DU JOUR
Direction Netflix Town avec Sweet Home.
Après un drame familial, un adolescent solitaire emménage dans un vieil immeuble délabré. Au même moment, une mystérieuse épidémie transforme progressivement les habitants en créatures cauchemardesques.
Et comme toujours dans ce genre de situation, les monstres ne sont pas forcément ceux qu’on croit.
✔️ CE QUI VAUT LES HONNEURS DU COWBOY
Un bestiaire plus varié qu’une foire aux monstres sous acide
Des personnages attachants qu’on apprend à aimer… avant de craindre pour leur vie
Une ambiance apocalyptique particulièrement réussie
Une série qui évite souvent les solutions faciles
Des créatures impressionnantes et très inventives
Une violence assumée qui rappelle que personne n’est à l’abri
❌ CE QUI VAUT LE GOUDRON ET LES PLUMES
Certaines explications restent aussi floues qu’une piste dans une tempête de sable
Des scènes d’action parfois brouillonnes
Quelques personnages secondaires qui manquent de développement
🔫 VERDICT DU SHÉRIF
Sweet Home reprend une recette connue : un groupe de survivants coincés ensemble pendant la fin du monde.
Mais là où beaucoup de séries du genre tournent en rond, celle-ci injecte suffisamment de créativité, de mystère et d’humanité pour se démarquer du troupeau.
Une pépite horrifique venue de Corée qui mérite largement sa réputation.
👉 🤠 Sauvetage de soirée
💬 Entre les zombies de Walking Dead, les infectés de The Last of Us et les monstres de Sweet Home, lesquels vous semblent les plus terrifiants ?
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Critique détaillée
Une invasion de monstres, un huis-clos oppressant et une humanité mise à nu. Sweet Home, la petite série coréenne qui avait tout d’un ovni sur Netflix.
Durée : 10 x 60min
Genre : Epouvante-horreur, Fantastique, Thriller
Titre original : Seuwiteuhom
Création : Lee Eung-bok
Casting : Song Kang, Jin-wook Lee, Lee Si-young
Nationalité Corée Du Sud
Chaîne d’origine Netflix
Synopsis :
Venu s’installer seul dans un vieil hôtel délabré, un adolescent va devoir faire face à une mystérieuse invasion de monstres qui menacent lui et ses voisins, d’autant plus mortelle que chacun d’entre eux pourrait se transformer à tout moment.
Critique :
Sweet Home est l’adaptation d’un manhwa (un manga coréen) publié exclusivement sur la plateforme Webtoon. Le pitch est assez classique et évoquera immédiatement le genre de l’invasion zombie. On se retrouve dans un huis-clos où, à l’instar de Walking Dead ou du Dernier Train pour Busan, le danger réside parfois davantage chez les autres humains que chez les monstres eux-mêmes.
S’il n’y a pas beaucoup d’originalité dans le propos, la série sait pourtant se rendre passionnante grâce à une galerie de personnages attachants et une remarquable variété de situations. Les survivants doivent s’organiser non seulement pour résister aux monstres, mais aussi pour survivre entre eux, car ils ne peuvent plus compter sur personne d’autre. Outre le côté anxiogène, la série possède une teinte très mystérieuse : de nombreux secrets sont à découvrir, sur les personnages d’abord, mais aussi sur l’épidémie et ses conséquences. Il y a de fortes chances que vous soyez surpris à plus d’une reprise. Le scénario ne cède pas à la facilité et les résolutions ne sont pas toujours celles qu’on attend. Préparez-vous aussi à pleurer certains personnages : les scénaristes sont très loin de ne sacrifier que les figurants.
Côté casting, je ne connaissais aucun des acteurs, mais ils sont tous très bons. J’apprécie particulièrement la
grande diversité d’âges, qui permet d’incarner au mieux une population de 7 à 77 ans. Il faudra cependant accepter une différence de jeu notable : les acteurs coréens sont beaucoup plus expressifs que les occidentaux. Regardez impérativement en version originale sous-titrée, le doublage ne rend pas justice à ce type d’œuvre. Les personnages sont variés et attachants chacun à leur façon, que ce soit par leur force, leur gentillesse ou leur lâcheté. Une grande humanité se dégage de ce petit microcosme. À signaler : l’écriture est moderne et ne cède pas aux stéréotypes de genre : les femmes peuvent se révéler très combatives, les hommes plus vulnérables. Ça fait du bien.
Visuellement, on en prend plein les yeux. Les monstres sont magnifiques, très organiques, très variés. On se régale de découvrir chaque nouvelle créature et ses particularités. L’étalonnage est très appuyé et réussi, conférant à la série une identité visuelle forte. Ne vous faites pas d’illusions : on est vraiment dans une série d’horreur, le sang coule à flot. Âmes sensibles, abstenez-vous.
Côté musique, quelques audaces intéressantes. Le générique a tout d’un requiem, donnant une coloration quasi religieuse, et surtout apocalyptique, à l’ensemble. À l’inverse, le thème pop utilisé pour certaines scènes d’action apporte une modernité intrigante et beaucoup de dynamisme. Un côté dessin animé assumé que je trouve particulièrement réussi.
Quelques réserves tout de même : dans ce foisonnement créatif, les choses ne sont pas toujours très claires.
Scénaristiquement, on perd parfois le fil sur certains personnages secondaires, et visuellement l’action est parfois brouillonne : le premier combat avec la créature enflammée est franchement difficile à suivre. Rien qui ne pénalise la compréhension globale, mais c’est dommage.
Le cliffhanger final n’est pas particulièrement efficace, mais il donne envie de voir jusqu’où cet univers peut aller. Le potentiel est énorme.
Si vous avez aimé Le Dernier Train pour Busan, cette série est absolument à voir, vous y retrouverez la même créativité, la même force dans les personnages et la même vision acérée de la société. Un grand must, malgré ses défauts.
Conclusion :
Une série originale et viscérale qui comblera les fans de cinéma coréen et devrait agréablement surprendre les amateurs d’horreur. La Corée du Sud confirme une fois de plus qu’elle a beaucoup à dire et à montrer.


