Hostiles

Beaucoup de retard sur le blog en ce moment mais je tenais à revenir sur ce western qui a beaucoup fait parler de lui. C’est parti pour une critique express.

Date de sortie : 14 mars 2018

Durée : 2h 13min
Réalisateur : Scott Cooper
Casting : Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi
Genres : Western, Drame
Nationalité : Américain

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Synopsis:

1892, le capitaine de  cavalerie Joseph Blocker, ancien héros de guerre, est chargé d’escorter Yellow Hawk, chef de guerre Cheyenne mourant, sur ses anciennes terres tribales dans le Montana. En chemin, il croiseront Rosalee Quais, seule survivante du massacre de sa famille par les Comanches. Colère, peur, ressentiment, les tensions sont vive au sein de la petite troupe qui devra pourtant rester soudé pour survivre aux nombreux périls que réserve la route.

Critique :

Bon, ça m’arrive souvent, je sais mais est-ce qu’on pourrait revenir deux secondes sur l’affiche du film.
« le meilleur western depuis Impitoyable »…Sachant qu’Impitoyable est sortie en 1992 et que depuis ont a pu voir au minimum : Deadman, L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, le bon, la brute et le cinglé, Django Unchained, et The Revenant, quel genre d’âne a pu se dire que ce slogan pourrait être crédible ? Et sans surprise, non seulement il ne l’est pas mais en plus il ne se vérifie pas. Quel film pourrait survivre à une pareille accroche ?
Dans les faits, Hostiles est un très bon western certes mais surement pas meilleur que tout ceux que je viens de citer. Pour tout avouer, parce que ça influence forcément a critique lorsque je suis allé voir le film j’étais un peu fatigué. Il m’a fallut lutter contre le sommeil pendant tout le début qui est assez lent et ça n’aura pas suffit, j’ai donc du rater 10 bones minutes du films qui ne m’ont honnêtement pas vraiment manqué pour la compréhension globale tant nous sommes dans un film qu’on peut qualifier de « contemplatif ».
Hostiles est le nouveau film de Scott Cooper (Les brasiers de la colère, Crazy Heart, etc), l’histoire est assez originale puisqu’un farouche opposant aux indiens se voit contraint d’escorter l’un des derniers chef Cheyenne sur sa terre ancestrale. Inutile de dire que la tension est présente d’autant que les états-unis sont plutôt décrite comme une terre hostile. Et c’est ici que réside toute la force du film, le traitement des relations entre les américains et les indiens, le traitement de toutes ces injustices et des violences qui en ont découlé. Clairement le réalisateur à choisit de reconnaître la faute des américains en tant qu’envahisseur même s’il ne présente pas les indiens comme des saints non plus. C’est donc l’ambiguïté de la relation entre ces ennemis « naturel » qui fera le sel du film. A cela s’ajoute des images superbes et d’excellents acteurs. On citera Christian Bale (American Bluff, Dark Knight Rises, etc) toujours bon dans le rôle du personnage bourru, Rosamund Pike (Jack Reacher,Gone Girl, etc) touchante en femme brisée qui se reconstruit et bien sûr Wes Study (Penny Dreadfull, Albert à l’ouest, etc) en noble chef indien, ils sont entouré d’excellent second rôles.
Le film a vraiment tout pour plaire, je lui reprocherait peut-être juste une certaine lenteur, d’alterner de long moment sans dialogue avec des scènes très bavardes mais surtout une certaine niaiserie. Je comprend et je partage la démarche du film mais je la trouve faite avec un manque de finesse qui rend les situations un peu niaise. J’ai beaucoup de mal à croire dans l’évolution du héros par exemple, et je ne parle même pas de la scène de fin, que j’ai trouvé d’un ridicule total tant elle est forcée.
Vous l’aurez compris, j’ai un sentiment vraiment mitigé sur ce film, si j’ai beaucoup apprécié l’ambiance, la volonté et la réalisation je reste sceptique sur la qualité globale.
Il est important toutefois de noter la volonté réelle de l’équipe de défendre la culture améridinienne et de s’être entouré de nombreux spécialiste vraiment amérindien pour ne pas sombrer dans l’appropriation culturelle.

Conclusion :

Un western contemplatif traitant du ressentiment entre les « américains » et les amérindiens, un film beau et intriguant mais un peu lent et bavard.

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