Deadpool and wolverine
Si vous suivez ce blog, vous savez que depuis l’abject « Quantumania » (2023) j’ai arrêté d’aller voir des films Marvel. Et pourtant, je n’ai pas résisté à l’envie d’aller voir le nouveau Deadpool, tout simplement parce que je suis fan du personnage et que Ryan Reynolds, vrai fan du personnage, semblait s’être une fois vraiment fait plaisir. Soyons clair Deadpool et Wolverine n’est pas un bon film. C’est trop long, beaucoup trop référencé et plutôt mal écrit (on notera par exemple que les méchants n’ont pas besoin de Deadpool et s’ils n’étaient pas allé le chercher leur plan se serait dérouler sans encombre). C’est un divertissement et rien d’autre. Pour autant, on peut y tirer une forme de plaisir, très propre au monde des comics et à sa folie des crossovers, sans parler du Méta, si propre au personnage de Deadpool (un des rares à briser le 4éme mur). On suivra donc ici Deadpool, jeté à la décharge des projets Marvel et essayant de s’en extraire pour sauver sa réalité. Les références sont innombrables, que ce soit aux films, aux séries, aux comics ou même à l’industrie du divertissement en général. On pourra savourer des caméos improbables, de l’humour irrévérencieux et trash et même des références inattendus au lore X-men (le grand méchant notamment est une excellente idée, un personnage que je ne pensais pas voir débarquer dans les films). Je n’ai pas boudé mon plaisir, ce Deadpool apparait comme un film somme, la fin d’une époque, le pire et le meilleur de ce qu’a pu proposer Marvel. Après lui le déluge. C’est également un plaisir de retrouver Hugh Jackman dans le rôle de Wolverine, il crève presque plus l’écran que Deadpool et s’avère même touchant à plusieurs reprises. Au contraire le « merc with a mouth » n’a jamais eu une aussi grande mouth, le défaut des mauvais« sideckick comique » qui parlent sans jamais s’arrêter jusqu’à la nausée.
Si je ne regrette pas d’être allé voir ce film, clairement un délire entre potes milliardaires, il me confirme le bien fondé de ma décision. Aussi accessoirisée soit elle, et même avec une démarche sincère (car je suis convaincu qu’ils ont essayé de faire le film le plus kiffant possible) la recette Marvel a tournée et il est temps de passer à autre chose. Les super héros ont tant à offrir comme on a pu le voir en série avec « the Boys » ou en film avec « le Joker » de Todd Philips qu’il n’y a guère de sens à s’entêter à produire la même soupe plusieurs fois par an.
