Affiche de Joker 2 : Folie à deux

Joker 2 : Folie à deux

Alors oui, j’arrive après la guerre mais malgré les critiques désastreuses, j’étais curieux de voir « Joker 2 : Folie à deux » (2h19). À noter tout de même, je déteste les comédies musicales donc la bonne idée du film était plutôt un handicap pour moi. Au vu de l’actrice choisit pour incarner Harley Queen, j’avais tout de même l’espoir d’un opéra rock déjanté qui aurait pu me plaire. Espoir vite douché puisqu’on a ici ce que la comédie musicale a de pire à offrir. Les morceaux sont vite oubliables (à part 1 ou 2 genre « ne me quitte pas ») et la mise en scène sans créativité. L’imaginaire convoqué par le film est excessivement pauvre et c’est probablement mon plus gros problème avec ce nouvel opus. Que l’imaginaire du premier soit pauvre est normal, ça nous renvoi à la tristesse du monde dans lequel évolue Arthur Fleck mais dans un film où deux personnages fuient ce monde pour se réfugier dans un monde imaginaire, je ne conçois pas que l’imaginaire soit aussi pauvre. À moins de vouloir renforcer l’aspect pathétique de ces personnages et c’est là l’autre problème du film. A quel point tout est pathétique, le réalisateur insiste tellement que ça en devient suspect, comme s’il fallait à tout prix qu’il fasse oublier le premier opus et l’idée folle que le peuple pourrait se soulever contre l’autorité. Ici, plus aucun espoir n’existe à part la mort, Joker 2 est d’un nihilisme sans fin jusque dans sa production où l’on est bien curieux de voir ce qu’ils ont fait de 200 000 de dollars, à part les bruler, je ne vois pas. Je ne dirais pas que le film est un désastre, il y a de bonnes idées (Harley Queen notamment) mais c’est une énorme déception, un film bien trop long vu le peu de choses qu’il a à dire.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *