Better Call Saul season 4

Vous pensiez peut-être que j’avais arrêté ma chronique sur l’excellent Better Call Saul, que neni, j’ai juste fait une petite pause d’une semaine avant d’attaquer les choses sérieuses, alors voici maintenant la critique de l’avant dernière saison diffusée sur Netflix.

Diffusion sur Netflix : aout 2018

Durée : 10 x45min 
Genre : Comédie, Drame
Réalisation : Vince Gilligan, Peter Gould
Casting : Bob Odenkirk, Giancarlo Esposito, Jonathan Banks

Synopsis:

Son frère mort et sa carrière d’avocat enterrée pour un an Jimmy va devoir se réinventer. Mike quant-a-lui poursuit sa collaboration avec Gus Fringe.

Critique :

La saison 4 de Better call Saul est un tournant dans la série. D’une part, parce qu’elle fait suite au suicide de Chuck, et d’autre part parce qu’elle met un terme temporaire à la carrière d’avocat de Jimmy. C’est donc une étape décisive de la vie du personnage qui se trouve libéré (c’est vite dit) de l’influence majeure de son existence (chuck) et forcé à se réinventer. Plus que jamais c’est donc aussi pour Jimmy l’occasion de replonger dans ses anciens travers pour gagner de l’argent facile. La tentation est également grande de mettre fun au procès Sandpiper pour empocher la pactole, même si cela pourrait nuire aux anciens clients de Jimmy. Du côté de Jimmy, les points forts de la saison sont donc la façon dont il réussit à faire de l’argent, car c’est l’occasion de profiter de sa créativité, mais aussi comment il gère son deuil.

Car malgré tout, Jimmy était très proche de son frère et, quoi qu’il dise, ce décès, surtout dans des conditions aussi tragique a forcément un impact sur lui.

J’en profite pour émettre un petit bémol concernant cette saison. A mon sens, la relation entre Chuck et Jimmy était tellement

forte qu’elle aurait mérité qu’on s’y attarde plus longuement. Cette fin, si elle est logique et bien amené me semble tout de même anticlimactique et donc légèrement décevant. J’imagine que Vince Gilligan et Peter Gould avaient encore trop à raconter pour pouvoir s’attarder plus longuement sur cette relation mais je pense qu’une saison de plus n’aurait pas été de trop.

A noter que cette saison est la première où l’on peut voir un flash forward de quelque chose se déroulant juste après Breaking Bad. Une petite confirmation de ce que les fans avait déjà deviné et qui rythme la mi-saison. A l’évidence les show-runner placent déjà les pierre de la fin de la série.

Du côté de Mike, l’on s’enfonce toujours plus dans l’aspect criminel. On appréciera son petit jeu du chat et de la souris avec l’inquiétant Gus Fringe mais surtout les fans jubileront de voir l’importance que va prendre dans l’histoire la construction du labo. Ce genre de détail est vraiment ce qui fait la force de cette série car ils permettent de densifier le mythe de Breaking Bad et donne une plus-value inestimable à ce préquel.

Au niveau des nouveautés, on comptera le personnage de Lalo Salamanca, un autre visage du trafic de drogue, un personnage charismatique en diable et vraiment dangereux qui pose de nouveaux défis aux personnages et principalement à Nacho. En effet, le criminel pensait pouvoir décrocher en se débarrassant de Tuco puis d’Hector mais il ne fait une s’enfoncer plus inexorablement dans les méandres des cartels. 

Cette saison 4 est également un tournant décisive dans la vie de Kim puisqu’elle est désormais totalement indépendante grâce à Mesa Verde mais également très malheureuse. Elle va donc chercher à donner plus de sens à sa vie tout en soutenant un Jimmy en roue libre. La pression est écrasante et pourrait bien la pousser à craquer.

Si la fin de saison n’est pas très surprenante, elle n’en reste pas moins un étape marquante de la série est probablement la première manifestation de Saul Goodman telle qu’on le connait vraiment

Conclusion :

Une saison très variée où tous les éléments se mettent en place pour la fin de série qui approche. 

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