Color out of space

 Je louchais depuis un moment sur cette adaptation de l’auteur H.P. Lovecraft qui semblait n’avoir pour seul défaut que Nicolas Cage au casting. Le film ayant rejoint le catalogue d’Amazon prime, c’était l’occasion de vous en faire voir de toutes les couleurs.

Date de diffusion : 6 septembre 2020 sur Amazon Prime Video  

Durée : 1h 53min  
Genre : Epouvante-horreur, Science fiction
Réalisation : Richard Stanley
Casting : Nicolas Cage, Q’Orianka Kilcher, Joely Richardson

Nationalités : Américain, Malaisien, Portugais

Synopsis :

Une famille partie s’installer au vert après un coup de blues va voir rouge lorsqu’une météorite mauve va s’écraser dans son jardin.

Critique :


Color out of space
est l’adaptation de ce qui est probablement l’oeuvre la plus populaire de Lovecraft avec les montagnes hallucinés. Je l’ai lut durant mon adolescence donc je serais en peine de faire le bilan de la fidélité à l’œuvre mais ce dont je me souvient avec la plus grande acuité c’est le talent qu’avait Lovecraft pour terrifier avec rien. L’auteur glace le sang de ses lecteurs avec une simple couleur. A l’époque ça m’avait bouleversé et presque trente ans plus tard ça me marque encore. L’on peut donc comprendre l’intérêt à adapter une telle œuvre en film une couleur étant par essence visuelle et donc a priori plus adapté à un média utilisant l’image. Pour le coup même si la couleur est centrale et qu’on comprend son importance dans ce qu’il se passe, je dois admettre que nous sommes très loin d’égaler le génie de Lovecraft, probablement parce que l’usage de la couleur pour faire passer des émotions dans les films existe depuis que le cinéma est en couleur. Et c’est pas Dario Argento qui me contredira.

Bref, ça c’était pour l’adaptation pure et dure et maintenant concentrons nous sur le film. 

La première chose que je note, c’est l’intelligence du propos. Si l’histoire à l’air de raconter comment

l’irruption d’une météorite empoisonne une famille jusqu’à la détruire, il raconte surtout comment le cancer détruit une famille et c’est fait très habilement. Ce qui est dommage par contre, c’est que les personnages sont plutôt mal écrit. Le grand frère ne sert à rien, le petit frère est une caricature du gamin chelou de film d’horreur et Nicolas Cage est… Nicolas Cage. Non, sérieusement, autant il est crédible au début du film même si son personnage est un sale cliché de bobo écolo, mais dès que le fantastique intervient il part en roue libre pour nous faire le pire du Nicolas Cage show. Les fans apprécieront, j’imagine, moi ça m’a gonflé. Les personnages féminins restent intéressant, mais la mère est très absente alors que son rôle est fondamentale (vu que c’est elle qui a un cancer ). Dans l’ensemble, j’ai eu l’impression que les scénaristes ne savaient pas quoi faire de tous les personnages qu’ils avaient créé, qu’ils étaient dépassé par ce « foisonnement ». J’ai même noté des détails purement inutile, comme les lunettes du grand père, ce qui est dommage pour un film globalement trop long.

Visuellement, là, c’est plus intéressant, on se retrouve avec de très beaux décors bien utilisé, de beaux effets visuels et des scènes vraiment marquantes.  Indéniablement, c’est la réalisation le point fort du film, et cela compense plutôt bien les faiblesses de l’écriture car on se retrouve à suivre avec une fascination morbide le délitement de cette famille comme on se laisserait captiver par un accident de voiture.

Dernier point, j’aime beaucoup le personnage de l’hydrologue, il est particulièrement Lovecraftien. Il se retrouve mêlé à cette histoire mais, loin d’être un héros comme dans les fictions classiques, il est juste un témoin impuissant. Le fait qu’il soit noir est également un gentil pied de nez puisque Lovecraft est également réputé pour le colonialisme qui suinte de ses textes.

Globalement, Color Out of Space n’est donc pas un film inoubliable, ses faiblesses scénaristiques pèsent lourd sur la longueur du film mais il faut admettre que de bonnes idées et des visuels percutants en font tout de même une belle curiosité.

Conclusion :

Quelques bonnes idées et de beaux visuels mais la sauce ne prend pas vraiment. A réserver aux fans du genre ou aux curieux.

Publications similaires

  • Mercredi 13 juin 2012

    Zapette d’or de la semaine 20h35 sur Arte Le scaphandre et le papillon Genre : Drame Nationalité : franco-américain Année de production : 2007 Durée : 1h48min Réalisateur : Julian Schnabel Casting : Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner Synopsis : (source télé loisir) C’est un terrible drame de la vie qui frappe Jean-Dominique Bauby. Victime d’un accident vasculaire,…

  • Miss Bala, parce que miss France ça manque de coke

    Après avoir enchaîné plusieurs déceptions en allant voir des films de grands réalisateurs qui avaient le potentiel pour être exceptionnel, j’ai eu envie de revenir un peu aux sources, de découvrir quelque chose que je ne connaissais pas. C’est ce qui m’a amené à allé voir Miss Bala, un film dont je n’avais pas du…

  • Hot Skull

    Je viens de terminer « Hot Skull » sur Netflix, une série turque en 8 épisodes: un linguiste immunisé contre la pandémie qui rend les humains fous. Côté réalisation, c’est plutôt bien fait, avec peu d

  • Lando

    On termine le rattrapage de blockbuster avec l’un des plus attendus : Lando, un spin-off de plus d’une saga Star-Wars sous perfusion et devenu la nouvelle manne financière de Disney. Réalisateur : Ron Howard Casting : Donald Glover, Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke Genres : Science fiction, Fantastique Nationalité : Américain Synopsis: Découvrez les…

  • Star trek: Sans limites

    Retour au Blockbuster cette semaine.  J’ai beau savoir que je serais presque toujours déçu, l’espoir de passer un bon moment reste toujours fort lorsqu’un nouvel épisode d’une franchise aussi mythique que Star trek sort sur les écrans. Alors le changement de réalisateur aura-t-il été positif ou négatif à la série, c’est ce que nous allons…

  • A cure for Life

    ça fais quelques mois maintenant que j’ai découvert la bande annonce de Cure for life au cinéma et j’étais vraiment curieux de voir le résultat. L’ambiance était prometteuse mais pouvait vite tourner au grand n’importe quoi, surtout dans les mains de Gore Verbinski. Voyons ensemble ce qu’il en est vraiment. Date de sortie 15 février…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *