Supracell
Je viens de voir « Supracell » (6×50) sur Netflix, une série racontant la formation d’un groupe de super héros alors que des membres de la communauté noire se retrouvent brusquement doté de pouvoirs. Scénaristiquement, c’est assez classique, on se retrouve avec une énième « origin story » (souvent la partie la moins intéressante des super héros) qui s’en sort surtout grâce à l’ajout d’une ambiance guerre des gangs. Le gros défaut de la série, c’est sa réalisation. C’est très plat et le chef Op se passionne pour une lumière jaune pisse des plus agaçante pour toutes les séquences de soirée. Il y a aussi assez peu d’efforts réalisés pour distinguer les personnages, moi qui ne suit pas physionomiste il m’a fallut quasi 3 épisodes pour vraiment savoir qui est qui (les personnages principaux sont tous dans la même tranche d’âge, tous noir, et ont des corpulences moyennes). Le point fort de la série réside peut-être dans ses pouvoirs car malgré un budget que je suppose faible, le rendu est assez propre même s’il n’y a rien de vraiment spectaculaire. Avec tout ses personnages, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’attacher, d’autant que le personnage principale est englué dans une ambiance soap avec des tirades mièvres heureusement contrebalancé par le mutisme et la violence de Tazer. Dans l’ensemble, je n’ai pas passé un mauvais moment, mais quand on se dit que la série sort 15 ans après l’excellent « Misfits » (aussi anglais) on rit jaune. Je leur souhaite de pouvoir poursuivre et donner plus d’ampleur à leur série, le background a l’air intéressant (et politique) et surtout nous avons peu l’occasion de voir des séries au casting entiérement noir comme ici.
