Incantation
officiel
★
À l’origine du blog, il y avait un article sur les documenteurs, alors je me sens toujours obligé de regarder ces films, même si je n’en tire plus rien de bon depuis longtemps. Aujourd’hui, « Incantation », un film taïwanais sorti sur Netflix: une ex-chasseuse de fantômes récupère la garde de sa fille de 6 ans, alors qu’une malédiction contractée lors de son dernier tournage l’a rendue quasi folle.
✔️ CE QUI VAUT LES HONNEURS DU COWBOY
- Un volet social réussi et touchant
- Une vraie empathie pour cette mère impuissante face à l’état de son enfant
- Une dramaturgie familiale bien plus efficace que l’horreur
❌ CE QUI VAUT LE GOUDRON ET LES PLUMES
- Un fantastique et une horreur ratés: portes qui claquent, ombres, enfants qui disent des choses bizarres
- Des poncifs low cost qui provoquent surtout des rires nerveux
- Une visite du « tunnel interdit » survendue tout le film pour un résultat nul
- Le found footage n’apporte plus rien
🔫 VERDICT DU SHÉRIF
« Incantation » échoue complètement sur son terrain horrifique, enchaînant les clichés fauchés et une promesse de frousse jamais tenue. Étonnamment, c’est sur le plan social et familial qu’il touche juste: le désarroi de cette mère fait bien plus mal que ses trois jumpscares.
Un film bancal, à réserver à qui cherche l’émotion plutôt que la peur.
👉 🤠 Une malédiction qui fait surtout peur au genre du documenteur.
#ElProgramator #SauvetageDeSoiree #Incantation #Netflix #Film #Horreur #AvisFilm #VerdictDuSherif
Article d’origine
Publication Facebook d’origine, telle quelle.
A l’origine du blog El programator, il y avait un article sur les documenteurs. Je me sens donc toujours un peu obligé de regarder ces films lorsqu’ils sortent, même s’il y a bien longtemps que je n’en ai rien tiré de bon.
Aujourd’hui, je vais donc vous parler de « Incantation » un film taiwanais récemment sorti sur Netflix.
On y suit l’histoire d’une ancienne chasseuse de fantôme qui vient de récupérer le droit d’élever sa fille de 6 ans, qu’elle n’a jamais connu car elle a été maudite lors de son dernier tournage et cela la rendu quasi folle. On suivra donc en parallèle le temps présent avec cette mère qui essaye de se reconstruire avec sa fille et le tournage 6 ans plus tôt qui lui a tout fait perdre. Au niveau du fantastique et de l’horreur, sans surprise, c’est nul. Les portes claques, les ombres bouges et les enfants disent des choses bizarres. Un ensemble de poncif lowcost qui ne me génère plus que des rires nerveux. C’est d’autant plus gênant lorsque cela entache la dramaturgie. Le film n’a de cesse de nous survendre la visite du « tunnel interdit » la séquence est repoussé à un nombre incalculable de fois tout au long du film. Ce qui crée forcément une attente de la part du spectateur. Attente qui sera tout sauf récompensé, la visite est aussi nulle que celle de la cabane de blairwith « OH MON DIEU, UN HOMME DE DOS !!!! »
Non, très étonnamment, c’est sur le volet social que le film se distingue. On entre vraiment en empathie avec cette mère, totalement impuissante face à l’état de santé de son enfant. Psychologiquement, c’est bien plus dur que les trois pauvres jumpscare et les deux asticots.
