Fear Street part 1 : 1994

Le hasard, et probablement le manque, auront voulu que je fasse de cette semaine une spéciale film d’horreur. On commence avec le petit nouveau sortie sur Netflix, et on poursuivra vendredi avec un film en salle.

Date de diffusion :  2 juillet 2021

Durée :  1h47
Genre : Slasher, teenmoovie
Réalisation : Leigh Janiak 
Casting : Kiana Madeira, Benjamin Flores Jr., Julia Rehwald, Fred Hechinger, Olivia Scott Welch

Nationalités : USA

Synopsis :

Il se passe de drôles de choses à Shadyside, une ville surnommé la capitale du meurtre tant les drames s’y accumule. Et ce n’est pas le nouveau massacre qui vient de faire rage au centre commercial qui va changer ça. Au contraire, il s’agit de la première pièce d’un enchainement aux terribles répercutions.

Critique :


Fear Street
est une adaptation de la saga littéraire de R.L.Stine plus connu pour sa série Chair de Poule. Pas de quoi m’émouvoir mais ce qui m’a séduit dans ce projet c’est qu’il s’inscrit dans le cadre d’une trilogie qui sera diffusé les 3 premiers vendredi de juillet et qui promet de découvrir la ville de Shadyside à travers les siècles. Une idée que je trouve plutôt séduisante surtout qu’elle s’accompagne d’un paris intrigant : remonter le temps. Ainsi, le premier film se déroule en 1994 et le troisième nous fera découvrir l’année 1666.

Le choix de 1994 n’est surement pas anodin, c’est une véritable orgie de nostalgie, les amateurs de

Stranger Things seront aux anges, on  trouve le même soin à profaner l’imaginaire de l’époque. Que ce soit en martelant les hits de l’époque (Radiohead, Portichead, Pixies, etc), en montrant des mixtapes ou les prémices d’internet, ou plus simplement en pillant les classiques de l’époque (Scream, Blairwitch, etc) tout est fait pour flatter les bas instincts régressifs du spectateur. Si c’était une démarche sincère de fan, cela ne me gênerais pas, mais bizarrement, j’en doute. 

Passé cette réflexion, l’on se retrouve donc devant un slasher plutôt convenu, à ceci près qu’il se destine très clairement au grand public. L’hémoglobine est restreinte à sa plus simple expression et il faudra attendre la dernière demi heure pour assister à un effet spécial vraiment gore (rien qui ne marquera un amateur du genre pour autant). Si le suspense fonctionne assez bien et qu’on est pris par la fuite de ce groupe de jeune, il ne faudra pas compter sur des pics d’adrénaline, est-ce à cause du budget ou de l’orientation grand public, mais même le piège tendu par les héros qui aurait pu offrir un réel climax visuel n’offre au mieux qu’un pétard mouillé.

Scénaristiquement, les protagonistes sont aussi stupide qu’a l’accoutumé dans ce genre de film (pourquoi ne pas accomplir leur « rituel » final dans l’ambulance en marche vu que leurs ennemis sont tous à pied et donc uniquement dangereux si on les attend) et le film n’a pas le temps de développer grands choses. Certes, on nous jette quelques anciens tueurs à la va vite, on évoque la sorcière et son histoire et on installe la rivalité entre Sunvalley et Shadyside (j’aimerais tellement que les problèmes de Shadyside soit dû aux ancêtres de Sunvalley) mais le film se concentre surtout sur la survie du groupe de héros. Peu d’originalité dans l’ensemble si ce n’est concernant le personnage de Sam. Je n’en dirais pas plus mais son traitement est probablement le seul intérêt du film tant le reste est convenu.

Niveau casting, on se retrouve avec de jeunes acteurs peu connu, ils font tous bien le job mais pas de quoi s’emballer.

Dans l’ensemble, je n’ai pas passé un mauvais moment devant ce film, c’est propre, ça m’a rappelé mon adolescence mais surtout que j’avais déjà vu ça trois mille fois. Clairement, j’aurais aimé voir quelque chose de meilleur mais j’attend vraiment de voir la suite pour donner mon avis définitif sur cette trilogie. En lui-même ce premier film n’a aucune valeur, il ne prendra de l’intérêt que si les auteurs réussissent à développer quelque chose dans la suite à partir des éléments plantés ici. En cela, le choix de remonter le temps (même si ce premier film laisse entendre qu’on continuera à voir 1994 dans les deux prochains) me laisse perplexe. Wait and see comme on disait dans les années 90.

Conclusion :

Un premier opus passable, à voir si les suivants développent un univers intéressant ou si cette trilogie n’est qu’une énième surexloitation sans originalité du genre.

Publications similaires

  • Future man

    Retour aux séries mais cette fois avec une exclusivité Amazon Prime. J’ai beau détester les pratiques de cette plateforme commerciale, je dois reconnaître que son catalogue de vidéo est impressionnant voyons ensemble ce que donne cette production Hulu. Depuis 2017 Durée : 25min 3 saison en 2020 série en cours sur Hulu Genre : Comédie,…

  • Le bon apôtre

    Encore à la recherche d’un petit film d’horreur, je suis tombé sur ce long métrage à la bande annonce très prometteuse, qui n’a finalement rien d’un film d’horreur mais dont je vais quand même vous parler.  Diffusion : 12 octobre 2018 sur Netflix Durée : 2h 09min Genre : Thriller, fantastique Réalisateur : Gareth Evans…

  • La vie de chateau

    Les blockbusters c’est bien joli, mais un peu de films indépendant, ça ne fais pas de mal pour étoffer son sens critique. J’ai découvert celui-ci par hasard(le film, pas le sens critique) et j’étais curieux de voir le traitement d’un sujet aussi peu évident. Date de sortie 9 août 2017 Durée : 1h 17min Réalisation…

  • Métamorphoses

    On reproche souvent au cinéma Français de faire toujours la même chose, pour l’occasion Christophe Honoré frappe un grand coups avec un film concept dont la bande annonce évoque plus du Greg Arakis qu’autre chose. Coup de bluff ou coup de génie, c’est ce que j’avais hâte de savoir. Date de sortie: 3 septembre 2014…

  • Mandibules

    Cela me taraudait depuis le 19 mai et, enfin, j’ai réussi à aller au cinéma. Pour l’occasion, il fallait que je marque le coup, le film n’a pas été choisit au hasard, j’étais garanti d’avoir la salle pour moi tout seul. Date de sortie : 19 mai 2021 Durée : 1h17minGenre : humour, fantastiqueRéalisation :…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *