Affiche de Southland Tales

Southland Tales

Je viens de regarder « Southland Tales » (2h24) le deuxième film de Richard Kelly a qui l’on doit le cultissime Donny Darko. C’est un film d’anticipation qui raconte l’histoire de Boxer Santaros (The Rock), une star de cinéma devenu amnésique et manipulé par une star du X (Sarah Michelle Gellar) pour piéger le futur sénateur de Californie et soutenir la cause des néo-marxistes de Venice beach. Si ça vous semble bordélique, dite vous que j’ai à peine effleuré un dixième de l’histoire. Southland Tales c’est le bébé handicapé qu’aurait pu avoir David Lynch et Gregg Araki. Ce sont deux de mes réalisateurs préférés mais il est difficile de els égaler dans leurs styles respectifs. Et Southland Tales est un bordel, vous n’imaginez pas. Clairement, Kelly s’est fait dépasser par son projet, il y a beaucoup trop de choses donc tout est un peu bâclé (la caractérisation des personnages par exemple), ça part dans tous les sens, il y a trop de personnages (trop d’inutiles) et le réalisateur a du ajouter une voix off lourdingue pour présenter son univers tant il tenait à ajouter d’élément. Clairement, « Southland Tales » n’est pas un bon film, c’est une aventure filmique, une curiosité. Si on laisse sa chance au réalisateur, on peut sentir la générosité et la créativité. Certaines idées restent très bonnes (la pub européenne pour voiture) et le potentiel est là. Malheureusement, le manque de maitrise rend l’ensemble assez pénible à regarder, il faut vraiment aimer les expériences cinématographique pour prendre du plaisir devant ce film. (et y a Christophe Lambert en guest, le Nicolas Cage français 😀 )

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