Mr Mercedes – Saison 1
Je viens de regarder la saison 1 de « Mr Mercedes » (10x50min) sur Netflix, une série policière en 3 saisons inspirée du travail de Stephen King. La série a été créé par David E Kelley, surtout connu pour avoir créé Aly MacBeal. Un grand écart qui pourra surprendre et pourtant on retrouve le ton mélancolique et l’amour des personnages, propre à ce scénariste. J’hésitais à regarder cette série depuis longtemps car le pitch n’était pas très vendeur et j’ai finalement craqué car cette histoire voit apparaitre le personnage de Holy Gibney, détective de génie qu’on retrouve dans la série « The Outsider »(et dans d’autres roman de King). L’histoire raconte le duel psychologique entre un policier à la retraite et un tueur de masse résolu à le pousser à se donner la mort. Pour une série policière le rythme est très particulier, et il ne se passera globalement que peu de choses durant la série, celle-ci se concentrant sur la psychologie de ses personnages et sur leur vie. Les deux personnages sont bien campés et le policier est aussi attachant, avec toutes ses failles, que le criminel est exécrable, malgré toutes ses excuses. À noter qu’il y a des passages vraiment très glauque et que la série n’est absolument pas tout public. Un style qui explique surement le choix du réalisateur de débuter la série par une scène particulièrement choquante qui colore tout le reste de l’histoire d’une ombre menaçante. Avec son rythme très différent de ce dont on a l’habitude, la série pourra frustrer les spectateurs plus coutumiers des shows aux multiples rebondissements qu’on produit en masse à l’heure actuelle, elle frustrera peut-être aussi, les amateurs de King désireux de voir du fantastique dans une histoire qui en aura très peu à leur offrir. Pourtant, si vous vous donnez la peine, vous verrez que la série ne manque pas d’intérêt et prend des chemins peu habituels (sauf si on connait bien l’œuvre de King, évidemment). Je compte bien poursuive, j’ai d’ailleurs entamé la saison 2 et je peux teaser que le fantastique commence très logiquement à poindre le bout de son nez.
