Albator, corsaire de l’espace
« Le voilà, Albator, le ca pi taine corsaire, il revient, Albator pour les enfants de la terrrrrrre » aaaah, Albator, héros de mon enfance, un personnage ultra charismatique qui a marqué l’imaginaire de tout les trentenaires. Le voir ressurgir aujourd’hui suscite mélancolie et curiosité même si l’idée d’un reboot fait toujours craindre le pire…
Il faut reconnaitre que vendu comme ça, le pitch est assez sexy. Mais ne vous enflammez pas car au-delà du pitch, il y a le vide intersidérale de l’espace. Celui-là même ou personne ne vous entend crier devant tant de médiocrité. Car oui, disons le tout net, Albator est une énorme déception. L’histoire commence plutôt bien avec ce personnage ambigu et le mythe autour d’Albator, mais tout s’effondre dès qu’on réalise que le personnage principal n’a aucune consistance, c’est la plus grosse girouette jamais vu, en fait il change tellement vite et souvent d’opinion qu’il doit générer un vent de force 2, ce qui n’est pas exceptionnel mais fait quand même s’agiter les feuilles et ça, c’est tout à son mérite.
qui n’est pourtant pas un débutant, s’attache à faire perdre tout intérêt à l’histoire en accumulant les retournements de situations invraisemblables. Le film s’apparente alors au jeu de deux enfants en plein délire créatif « et là je te lance des lasers, mais on dit que moi j’aurais des bouliers anti lasers, mais on dirait que mes lasers à moi ils perceraient les boucliers, oui mais mes boucliers à moi ils sont en miroir et il te renvoie tes lasers, moi mais moi je suis invincible et bah moi je suis encore plus invincible que toi….«
Voila l’essentiel du scénario d’Albator, la raison pour laquelle il est trop long et surtout mauvais. Encore plus que dans une historie classique, une histoire de science fiction se doit d’avoir des règles et de les respecter. Si le scénariste brise ces règles toute les cinq minutes par paresse, cela fatigue le spectateur qui se désintéresse de l’histoire. Et c’est exactement ce qu’il se passe dans Albator. Pire, le scénariste prend carrément le spectateur pour un crétin en ajoutant au moins une scène qui ne se justifie que pour tromper le spectateur (une fois qu’on sait ce qui suit, il n’y a aucune raison pour que les personnages aient dit ce qu’ils ont dit dans cette scène)
Le film aura beau être magnifique, il se perd dans une histoire mal raconté et pompeuse (on se veut compliqué et philosophique, alors qu’on est juste bête et prétentieux). Et pourtant, il y avait de bonnes idées, tout les éléments sont là pour faire un bon film, il fallait juste mieux les emboiter. Donner du sens, plutôt que favoriser les effets spéciaux et les explosions. Le pire, c’est qu’il s’agit du début d’une saga, il va y avoir du boulot pour la rendre intéressante.







