Black rabbit
Je viens de regarder « Black rabbit » (8 x1h) sur Netflix un thriller suivant 2 frères à la tête d’un club à succès qui essaient de rembourser une dette à des mafieux. Cette mini série aurait pu être une référence absolu tant elle possède de qualités mais sa structure est catastrophique et gâche tout. J’ai faillit abandonner au premier épisode tellement je trouvais l’histoire décousue et incapable de m’embarquer. Ils utilisent le flashforward comme dans les années 90 en dévoilant un drame à venir avant de débuter l’histoire. Mais ça ne marche pas car on manque trop d’information pour que ce drame ait un impact émotionnel sur nous, alors qu’on découvrira plus tard que de nombreux enjeux se jouaient dans ce drame sauf qu’au moment où on le découvrira, le fait d’avoir déjà vu la scène en amoindrira l’impact. Bref, je trouve la série très mal construite (sans parler de l’épisode qui nous montre plusieurs points de vue différents sans la moindre raison) pour moi le show aurait dû se monter de façon linéaire : nous montrer comment les frères ont ouvert le restaurant, cette période folle et joyeuses qui nous aurait attaché à eux, avant de lentement les faire sombrer. L’impact en aurait été d’autant plus fort. Car le show a de nombreuses qualités, à commencer par Jude Law et Jason Bateman dans les rôles principaux. Inutile de présenter Jude Law, c’est un acteur hollywoodien mondialement reconnu par contre, Jason Bateman (qui réalise plusieurs épisodes) est à tort moins connu, c’est le génial créateur et interprète de la série culte « Ozark » il joue ici un rôle complétement différent dans un look plus destroy et ça lui va à merveille. Les images sont superbes, l’ambiance prenante, il y a de très bons personnages (le mafieux muet est une excellente idée qui ajoute de la force à la menace qu’il représente) bref, il y avait tout pour faire de cette mini série un chef d’œuvre mais ce souci d’écriture ou de production en fait « juste » une bonne série. Je la recommande chaudement car malgré ses défauts, les qualités compensent largement. C’est une œuvre sombre, intense et palpitante.
