Eddington
Je viens d’aller voir « Eddington » (2h25) le nouveau film de Ari Aster, un réalisateur dont j’ai adoré les précédents films de « Hérédité » à « Beau is Afraid » en passant par l’hypnotique « Midsommar ». Plutôt catégorisé réalisateur d’horreur, Aster avait déjà surpris avec l’inclassable Beau is Afraid et nous revient cette fois avec un western contemporain qui voit un shérif disputer à un maire la prochaine élection en pleine épidémie de Covid. Un contexte assez lourd donc qui explorera au plus près les névroses de la société américaine. Comme à chaque fois, il y a beaucoup de bonnes idées et un esprit assez singulier. Le film fait une fois de plus la part belle à Joaquin Phoenix, omniprésent dans le film, un peu au détriment du reste du cast dont Pedro pascal qu’on doit voir 10min maximum à l’écran. Si j’ai apprécié le film et ce qu’il raconte, je regrette son rythme anticlimatique au possible qui s’appesantit dans la première partie d’exposition avant de se précipiter un peu vers la fin. Un choix qui suscite un peu d’ennui et de frustration. Ce quatrième film du réalisateur reste donc intéressant, notamment dans son propos, mais restera une œuvre mineure de sa filmographie.
