Kaamelott acte 2
Inévitablement je suis allé voir Kaamelott acte 2 (2h19). Je fais partie des fans de la première heure et pourtant, j’avais été déçu par la dernière saison et le premier film. En changeant de format toutes les limites d’Alexandre Astier devenaient criantes et bien moins acceptables. Le premier film m’avait donc presque dégouté de l’univers et en tout cas absolument pas donné envie de voir une suite. Las, il s’agit tout de même d’une des rares franchises d’héroic fantasy française et il est difficile de l’ignorer. Alors que donne ce nouvel opus ? Ni pire, ni mieux que le précédent. Astier maitrise un peu mieux sa caméra et nous pond quelques très belles images ainsi que de superbes ambiances. Il y a notamment un beau boulot sur les costumes, tout ne fonctionne pas, mais cet énorme n’importe quoi donne une ambiance visuelle vraiment unique. Très étonnamment, les effets spéciaux, s’ils sont très rares, sont aussi très réussi ce qui évite que le film ne fasse kitch. Enfin, Astier conserve son indiscutable talent de dialoguiste, certains passages sont hilarant et c’est un plaisir de retrouver des acteurs comme Clovis Cornillac, Guillaume Galienne et Thomas VDB. En dehors de ça….oh bordel que c’est long, que l’histoire n’avance pas et que le film est mal écrit. La temporalité n’a aucun sens, le montage en parallèle en devient débile, les nouveaux personnages sont insupportable. L’intégralité de la quête du dragon opale (du moment où ils partent de chez eux, a la toute fin de leur quête) pourrait être supprimer sans rien retirer du film (et en rajoutant du rythme). Arthur et Lancelot font du su place, les deux personnages n’ont pas évolué depuis la dernière saison de Kaamelott, comme si Astier n’avait vraiment plus rien à raconter sur ces personnages. Et faut-il rappeler qu’on parle d’un film sur l’épopée de la quête du graal, qui se concentre sur les quêtes des chevaliers et dans lequel il n’y a pas une seule scène d’action ? : Pas un combat, pas une poursuite, rien (Et non, menacer quelqu’un d’une arme, ce n’est pas un combat) Bref, une fois de plus le film se perd dans un entre deux dysfonctionnel, on en gardera quelques bonnes répliques (tout doux les foufous) mais rien de plus. Quel dommage
