Kong : Skull Island

Cette semaine on m’a laissé le choix entre deux films zoophile : La belle et la bête ou Kong. Autant dire que j’avais le choix entre me crever les yeux ou les oreilles mais comme je ne suis toujours pas remis de l’infect Cendrillon de Branagh, il m’a semblé plus supportable d’endurer un énième remake de King Kong. Dont acte.

Date de sortie : 8 mars 2017
Durée : 1h 59min
Réalisateur : Jordan Vogt-Roberts
Casting : Tom Hiddleston, Samuel L. Jackson, Brie Larson
Genres : Aventure, Action
Nationalités : Américain, Vietnamien

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs

Synopsis:

Au terme de la guerre du Vietnam, une expédition scientifique tente de percer les mystères d’une île vierge de tout contact avec la civilisation. Ils y découvriront à leur dépend que l’homme n’est pas au sommet de la chaîne alimentaire…

Critique :

« originalité » : notion superflue et bannie de tout blockbuster américain en vue de faire un maximum de profit. (synonyme: créativité, logique, réflexion, etc)

Kong est le deuxième film de Jordan Vogt-Roberts un film de commande destiné à s’intégrer dans une trilogie « King Kong vs Godzilla ». Le premier film était Godzilla en 2014, Kong est le deuxième et le troisième sortira en 2019 et verra s’affronter les deux montres. Une bonne grosse exploitation de license comme les aiment les studios avec un risque commercial minimum pour une rentabilité garantie (oui je parle marketing mais soyons clair nous ne sommes pas face à une oeuvre d’art, juste un produit commercial).
Kong est donc le croisement assez improbable entre les films King Kong et les films sur la guerre du

Vietnam, c’est peut-être d’ailleurs le seul brin d’originalité du film qui lui donne également un peu de fond avec la remise en question de la guerre du Vietnam (et de toutes les guerres).
Sortie de ça, le film est un empilement de cliché assez rarement égalé. Il n’y a pas un seul personnage de réaliste, le film passe par tout un tas de poncifs du genre (constitution de l’équipe, scène de conférence/présentation pour préparer la mission,  etc) et les comportements des personnages n’ont pas beaucoup de logique. On ajoutera à ça un sens du détail frôlant le jenfoutisme avec des hélicoptères qui se multiplient par la force du saint esprit ou les costumes qui du début à la fin ne seront pas ne serait-ce que taché comme s’il fallait éviter de les abîmer pour ne pas perdre la caution du loueur. Bonjour la crédibilité.

Bref, vous l’aurez compris, on est à mille lieux du chef d’oeuvre. Et pourtant, est-ce parce que je n’en attendais rien du tout,  parce que le film dégage le fumet si singulier du nanard ou juste parce que les gros singes géant c’est cool, je ne me suis pas ennuyé. L’histoire ultra basique (primaire presque) est prenante. On va du point A au point B comme prévu avec des péripéties plus ou moins réussis et quelques beaux moments de réalisation. En terme d’inspiration, le film plagie plus volontairement la version de Peter Jackson et ses combats de dinosaures que les versions précédentes.
Point d’orgue du film, le combat final de Kong qui justifierait presque à lui seul de regarder ce film (et en tout cas donne vraiment envie de voir le duel Kong Gozilla).
Si le film repose bien évidement sur Kong, il bénéficie tout de même d’un beau casting et j’avoue que si John Goodman (Argo, etc) s’en sort honorablement et que Tom Hiddleston ( High-rise, Only lovers, etc) est assez cool (bien que totalement inutile), Samuel L. Jackson (Miss Peregrine, Kingsman, etc) est ridicule en caricature du colonel Walter E. Kurtz (Apocalypse now) et le réalisateur massacre le personnage dès les premières minutes dans cette scéne grotesque où le personnage regarde ses médailles en murmurant « tout ça pour ça ». Si l’idée est bonne, la réalisation est tellement pompière qu’elle en devient lourdingue. Le reste du casting n’a pas beaucoup d’intérêt, les rôles féminins ne sont pas trop caricaturaux mais ne servent tout de même pas à grand chose.
je plain les acteurs.
Vous l’aurez compris, Kong ne sera pas mon film de l’année, pourtant j’ai passé un moment agréable, il y a quelques beaux passages en terme de réalisation, l’ambiance globale fonctionne bien, mais c’est un film qui s’oublie vite et qu’on apprécie principalement au second degré comme le bon nanard qu’il est.

Conclusion:

Soyons clair, ce film n’a rien d’extraordinaire, c’est un empilement de clichés sur une histoire vue mille fois. Pourtant, le mythe de King Kong est tellement fort et l’histoire suffisamment bien rythmé pour que l’on ai pas vraiment le temps de s’ennuyer. Un divertissement acceptable.

Quelques affiches alternatives car je trouve qu »il y en a de vraiment jolies

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