Major Grom contre le docteur de peste

La dernière fois que j’ai regardé un film de super-héros Russe ( Guardians … achevez moi) j’ai mis des mois à m’en remettre, ce n’était donc pas sereinement que je me lançais dans cette nouvelle découverte mais pour vous je ne recule devant aucun sacrifice.

Date de diffusion : juin 2021

Durée :  2h16
Genre : Action, super-héros
Réalisation : Oleg Trofim
Casting : Tikhon Zhiznevskiy, Lyubov Aksyonova, Sergei Goroshko

Nationalités : Russe

Synopsis :

Russie, de nos jours, un mystérieux homme masqué assassine de puissants hommes d’affaires corrompu en diffusant ses crimes au grand public. Devant l’engouement général et les moyens du tueur, le super flic Igor Grom va se retrouver impuissant pour la première fois de sa vie. Isolé et dépassé, il devra se réinventer pour affronter cet incroyable ennemi.

Critique :

C’est l’été, on a a besoin de se détendre et pour cela quoi de mieux qu’un bon gros blockbuster Russe ? Même si la bande annonce était intrigante, je n’attendais pas grand chose de ce film, seul une curiosité un peu malsaine et une sincère envie de me détendre me motivait vraiment à cliquer sur lecture. Et le début était plutôt percutant. Après une petite introduction illustrant l’obsession pour la justice du héros, l’on se retrouve en plein cœur de l’action au travers d’une course poursuite rocambolesque. On découvre le héros et sa façon particulière de penser. Un artifice qui pourra faire penser à Sherlock Holmes mais apporte un petit plus en terme de narration et d’action. Une bonne décision de réalisation donc qui joue aussi avec les nerfs du spectateur. Enfin, le générique de début est très efficace et pose une ambiance assez surprenante. J’ai surement une vision cliché de la Russie mais je ne pensais pas qu’on pouvait si ouvertement y critiquer les élites corrompus et le gouvernement. On se retrouve donc devant un message désormais assez universel ou le peuple essaye de reconquérir sa souveraineté. Ce qui aide peut-être à faire passer la pilule c’est que le héros ne rentre pas vraiment dans cette logique et reste un agent de l’état même s’il a autant de respect pour les règles qu’un chat à qui on interdit quelque chose.

Car oui, si Major Grom peut paraitre assez convenu sur la forme avec son histoire de super flic bad ass et solitaire,

il surprendra surtout sur le fond en s’approchant plus du Joker que de Batman. Etonnement, si le film peut entrer dans la catégorie des films de super-héros ce n’est pas grâce à son personnage principal qui est juste un flic de film d’action comme on en voit des millions, mais plutôt pour son antagoniste qui coche toutes les cases du bingo des super-méchants. Un soin tout particulier est d’ailleurs porté à ce personnage qui est presque plus développé que le héros lui même. Un choix logique pour ancrer l’histoire dans le genre super héroïque car il n’y a pas de super héros sans super méchant, ce n’est que face à une menace crédible qu’un super peu le devenir aussi. Pas de Superman sans Lex Luthor, pas de Captain America sans Crane rouge, etc.

A contrario, les seconds rôles ne bénéficient que d’une caractérisation éclair et c’est bien dommage car le personnage féminin notamment, délicieusement cynique, aurait gagné à être plus développé (au lieu de devenir un bête love interest)

Visuellement, l’ensemble est vraiment spectaculaire, on se retrouve face à un blockbuster américain, il n’y a rien à redire et que ce soit les décors, les costumes, les effets spéciaux ou les scènes d’action, tout fonctionne.

En dehors des ficelles d’écriture un peu grosses, mon plus gros regrets concernera le docteur de peste. Le scénariste a jugé bon d’inclure un twist le concernant et je trouve que c’est une mauvaise idée. Sortie de l’effet Shyamalan (HAHA, vous l’aviez pas vu venir, je suis trop un génie) cela n’apporte pas grand chose à l’histoire voir nuit à l’intensité émotionnelle de celle-ci. Le choix se justifiera peut-être sur le long terme dans d’autres films, vu que cela fait partie intégrante de ce méchant et qu’il semble inséparable de la saga Major Grom, mais pour l’instant, je suis sceptique.

Voilà, Major Grom n’est surement pas le film du siècle mais c’est une bonne surprise, un film d’action divertissant et pas trop débile. Et c’est toujours bien de découvrir ce qu’il se passe ailleurs qu’aux états-unis.

Conclusion :

Un honnête blockbuster qui n’a rien à envier aux équivalents américain, le film développe un univers intéressant qui pourrait gagner à être développé.

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