OVNI(s)
officiel
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🤠 Dans le Far West, quand quelqu’un voit des lumières étranges dans le ciel, on accuse le whisky. Dans les années 70, on créait carrément un service de l’État pour enquêter dessus.
🎬 MISSION DU JOUR
Direction Canal+ City avec OVNI(s) (12×30 min).
Didier Mathure est un brillant ingénieur spatial. Le jour où sa fusée explose sous ses yeux, sa carrière s’effondre et il se retrouve exilé au GEPAN, une obscure cellule chargée d’enquêter sur les phénomènes extraterrestres.
Autrement dit : le meilleur scientifique de France est condamné à courir après des soucoupes volantes.
✔️ CE QUI VAUT LES HONNEURS DU COWBOY
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Une série aussi originale qu’un extraterrestre dans un saloon
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Un humour absurde qui fait mouche sans jamais sacrifier l’histoire
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Un casting remarquable, avec un Melvil Poupaud parfait en sceptique grincheux
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Des personnages secondaires particulièrement attachants
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Une ambiance rétro 70’s savoureuse qui évite le piège de la nostalgie facile
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Une intrigue qui assemble ses pièces avec la précision d’un horloger
❌ CE QUI VAUT LE GOUDRON ET LES PLUMES
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Quelques épisodes prennent leur temps pour installer les enjeux
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L’humour absurde pourra laisser certains cowboys sur le bord de la piste
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Le ton très particulier risque de dérouter ceux qui cherchent une série de science-fiction plus classique
🔫 VERDICT DU SHÉRIF
OVNI(s) est la preuve qu’on peut faire de la science-fiction française ambitieuse sans copier les Américains.
Drôle, intelligente, touchante et profondément optimiste, la série réussit l’exploit de parler d’extraterrestres tout en gardant les pieds sur Terre.
Une pépite qui mérite largement qu’on lui ouvre les portes du saloon.
👉 🤠 Sauvetage de soirée
💬 Et toi, si une soucoupe atterrissait dans ton jardin demain matin, tu appellerais les scientifiques ou tu commencerais par prendre une photo pour Facebook ?
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Critique détaillée
Grâce à Free, je me suis retrouvé abonné gratuitement plusieurs mois à MyCanal Séries. L’occasion idéale de rattraper mon retard sur certaines créations Canal, à commencer par cette petite dernière qui m’avait bien tourné la tête.
Date de diffusion : 11 Janvier 2021
Durée : 12 x 30 min
Genre : fantastique, humour, suspense
Création : Clémence Dargent, Martin Douaire
Casting : Melvil Poupaud, Quentin Dolmaire, Géraldine Pailhas, Daphne Patakia, Michel Vuillermoz
Nationalités : France
Synopsis :
1978, Didier Mathure est un ingénieur aérospatial au sommet de sa gloire, prêt à lancer la fusée sur laquelle il travaille depuis dix ans. Lorsque celle-ci explose en plein ciel, c’est toute sa vie qui vole en éclats, et il se retrouve propulsé à la tête du GEPAN, un groupe d’étude chargé d’enquêter sur les observations d’OVNI.
Critique :
Comme beaucoup, j’imagine, j’ai découvert OVNI(s) grâce à une campagne publicitaire assez agressive de Canal+. Les bandes-annonces et l’affiche me laissaient aussi sceptique qu’une lueur dans le ciel, l’imaginaire invoqué était séduisant, mais la série semblait se situer sur un fil ténu entre le nanar et le chef-d’oeuvre.
Autant le dire tout de suite : on est très loin du nanar. Je me suis complètement laissé emporter par cette série atypique, je n’ai pas vu le temps passer et la série m’a littéralement enlevé dans un autre monde.
Si OVNI(s) n’est pas exempte de petits défauts, elle cumule suffisamment de qualités pour les faire oublier. Ce n’était pourtant pas évident : ni Clémence Dargent ni Martin Douaire ne s’étaient vraiment illustrés jusque-là, et leur participation à quelques épisodes de Fais pas ci, fais pas ça n’avait pas de quoi rassurer.
Pourtant, il y a une vraie maîtrise dans cette série, notamment dans le traitement de l’absurde. OVNI(s) m’a
beaucoup rappelé les films de Quentin Dupieux (Mandibules, Le Daim, Au poste), on y retrouve le même amour du décalage, mais avec davantage de sens. Si la première manifestation extraterrestre est une pluie de flamants roses, cela aura sa logique par la suite et ne restera pas qu’un simple gag. La construction est remarquable : la série place ses éléments avec une précision implacable jusqu’à ce que tout s’imbrique parfaitement, sans jamais être prévisible. L’écriture flirte avec le décalé et le logique, tenant le spectateur en alerte tout en le divertissant.
Ce divertissement repose pour beaucoup sur un casting de qualité, à commencer par Melvil Poupaud (Grâce à Dieu, L’Autre Monde), poids lourd du show qui hérite d’un beau rôle de sale type sceptique. Personnage principal égoïste et sans fantaisie, il va apprendre à regarder la vie d’un oeil nouveau grâce au monde qui s’ouvre à lui. Pour lui donner la réplique, une brochette d’acteurs et actrices moins connus mais tout aussi brillants : le bourru Marcel incarné par Michel Vuillermoz (Adieu les cons, L’Affaire SK1), l’empathique Véra portée par une admirable Daphné Patakia (Djam), et l’optimiste Rémy, attachant Quentin Dolmaire (Le Redoutable). J’ai eu un vrai coup de coeur pour ce dernier personnage, sa grande candeur est très représentative de l’esprit de la série.
À noter, parce que je crachais souvent sur le business de la nostalgie : ce n’est pas le cas ici. La touche années 70-80 apporte une dose de ridicule qui renforce l’ambiance sans jamais l’écraser. On se replonge avec plaisir dans cette époque, tout en réalisant à quel point c’était l’opposé du cool.
La grande force d’OVNI(s), à mes yeux, c’est l’optimisme qui s’en dégage. Si la série est loin d’être béate et comporte des aspects sombres, elle n’en reste pas moins lumineuse et porteuse d’un message important : spécialement aujourd’hui. OVNI(s) rappelle que la science ne doit pas servir à stigmatiser ceux qui ne comprennent pas, mais à les aider à faire face à l’inconnu. Il en va des extraterrestres comme des vaccins : la confiance et le respect feront toujours plus avancer les choses que la moquerie et le mépris. Un beau message, pour une série qui fait beaucoup de bien.
Conclusion :
C’est drôle, original, captivant et émouvant. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas régalé à ce point devant ma télé. La preuve qu’en France aussi, on sait faire de la fantaisie intelligente quand on s’en donne les moyens.


