(série) Hannibal

Comme, j’ai peu le temps d’aller au cinéma en ce moment, je me suis dit que j’allais vous parler série pour changer. Plus précisément, je vais vous parler de « Hannibal », l’adaptation du fameux personage de Thomas Harris qui inspira « le silence des agneaux » et d’autres films. 



Hannibal (NBC) [ VOST | Full HD ] par mainstream-club

Création: Bryan Fuller (2013)

Casting: Hugh Dancy, Mads Mikkelsen, Caroline Dhavernas 
Nationalité: Américaine
Genre: Drame, Thriller
Statut: En production (une saison de 13 épisodes est prévu)
Format 42 minutes
Synopsys:
Will Graham est un enquêteur au talent incomparable pour traquer les monstres mais ses facultés hors-normes ont tendance à le rendre instable. Pour s’assurer de sa fiabilité, ses supérieurs le confient au bon soin du docteur Hannibal Lecter, loin de se douter qu’ils le jettent dans la gueule du loup.

Critique:
Honnêtement, je n’attendais strictement rien de cette série. A l’image de « Bates Motel » que je n’ai pas encore eu l’occasion de regarder, de « The following« (autre bonne surprise) ou de « Cult« (annulé au bout de 6 épisodes), je ne voyais dans cette série qu’une tentative désespérée de surfer sur la vague des tueurs en série, tout en dévorant avidement les derniers lambeaux de dignité d’une franchise. Mais c’était compter sans Bryan Fuller. Si ce nom ne vous dit rien, c’est en partie normal, car si je considére ce réalisateur comme un génie, il faut avouer que le grand public à tendance à injustement le bouder. Il compte à son actif: « Dead like me », « Wonderfall » et « Pushing Daisies » trois séries au concept extrêmement fort, aux univers vraiment particulier et aux grandes qualités d’écritures, qui n’ont pourtant jamais eu la chance de dépasser la deuxième saisons. Voir Fuller débarquer sur le projet « Hannibal » était une vraie surprise car ses univers bien que souvent morbide(« dead like me » parle de la vie après la mort et « Pushing daisies » d’un homme capable de faire revivre les morts) n’étaient jamais dénué d’humour. Une légèreté que l’on voyait mal coller au plus célèbre des tueurs en série. Et pourtant, il faut avouer que l’on reconnait bien là, la patte du réalisateur et c’est d’ailleurs ce qui fait le sel de l’ensemble. L’esthétique de Hannibal est époustouflante, l’ensemble est très graphique et l’atmosphère enivrante.

Mais la réussite de cette série n’est pas que le fait d’un seul homme, ce serait oublier ce casting très réussi, à commencer par Mads Mikkelsen(« Royal Affair« , « Casino Royal », etc) fabuleux en Lecter, ombre cynique planant sur le FBI. A ses côtés on notera la présence de Laurence Fishburne (« Matrix », « Mystic River » etc), peu présent à l’écran mais toujours aussi monolithique.  Dans le rôle principal, Hugh Dancy, que j’avoue ne pas connaitre, est plutôt bon dans son rôle principale. Il est aussi nerveux et perturbé que Lecter est serein et impressionnant  Le casting féminin n’est pas en reste non plus, à l’instar de la perturbante Lara Jean Chorostecki(« Antiviral« ) d’autant qu’on nous promet Gillian Anderson (« X-files », « le dernier roi d’écosse » etc) pour la suite.
Un bémol toutefois, le scénario n’est pas exempt de défaut, ainsi dès l’épisodes 3 apparaissent de grosses légèreté même si la série tient encore bien la route grace au jeu de chat et de la souris entre Will Graham et Hannibal Lecter. Rappelons que Will Graham est l’agent du FBI qui a arrêté Lecter dans le livre/film « Dragon Rouge ». On touche d’ailleurs, ici un point important de la série, son principal défaut et sa principal qualité car, à l’instar de Titanic on sait déjà comment tout cela va finir, et c’est la curiosité morbide de découvrir comment Will va découvrir la vérité qui pousse a regarder la série. Mais ce procédé s’essoufflera rapidement et si les scénaristes ne trouvent pas une grande idée pour relancer l’intérêt du spectateur, la série pourra difficilement aller plus loin que les 13 épisodes prévus. 3 épisodes ont déjà été diffusé aux états-unis à l’heure actuelle. Ils valent vraiment le coup d’oeil, espérons que la qualité restera au rendez-vous pour la suite.

Conclusion:
Hannibal est une excellente surprise, la série se révèle à mon sens bien plus intéressante que les suites et prequels au « Silence des agneaux » Mads Mikkelsen n’a en rien à rougir de sa prestation face à Anthony Hopkins. A voir absolument pour les amateurs de tueurs en série ou de la franchise « Hannibal Lecter ».

Publications similaires

  • Le bon apôtre

    Encore à la recherche d’un petit film d’horreur, je suis tombé sur ce long métrage à la bande annonce très prometteuse, qui n’a finalement rien d’un film d’horreur mais dont je vais quand même vous parler.  Diffusion : 12 octobre 2018 sur Netflix Durée : 2h 09min Genre : Thriller, fantastique Réalisateur : Gareth Evans…

  • Office

    Il y a peu je me plaignais d’être en manque de Johnnie To. Le réalisateur, pourtant toujours aussi prolifique, n’est plus importé en France depuis plusieurs années, vous imaginez donc ma joie lorsque j’ai appris la sortie d’un de ces nouveaux films. J’allais enfin avoir ma dose et ce, même si il s’agissait d’une comédie…

  • Savages, united color of Ben et Chon

    Fini les films, drôle, touchant, qui font réfléchir, il est un temps où un homme à besoin de son steak et de sa dose de violence gratuite, c’est donc que je m’apprête à vous proposer du sang, du sang et un peu de sexe si vous êtes gentil. Savages – Bande Annonce #1 [VOST|HD] par…

  • Mercredi 09 janvier 2013

    20h45 sur France 4 99 francs Genre : Comédie Nationalité : française Année de production : 2007 Durée : 1h40min Réalisateur : Jan Kounen Casting : Jean Dujardin, Jocelyn Quivrin Synopsis : (source télé loisir) Célébré par ses confrères, responsable de contrats très juteux, Octave Parango est un publicitaire blasé. Estimant qu’il a le monde à…

  • The Great Gatsby

    J’en ai déjà parlé, mais l’un de mes plus sombres secret et d’être un fan absolu de « Moulin Rouge » de Baz Luhrmann. Si son « Australia » m’avait vraiment laissé de marbre(probablement la faute à l’insipide Jackman), les premières images de Gatsby m’avaient rendu plus optimistes, j’y retrouvais la frénésie de son film culte et j’étais pressé de voir si le…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *