The Americans – Saison 6
Et voilà, je viens de finir la saison 6 de The Americans (10 x55) sur Disney+. La série se termine avec une saison un peu plus courte ou rien ne va plus. Le couple est au bord de la rupture, les échecs s’accumulent dans les missions et le FBI est plus proche que jamais, comment tout cela va-t-il finir ? On retrouve les mêmes qualités (et défauts ?) dans cette dernière saison que dans le reste de la série, la fin est plutôt satisfaisante même si elle n’a rien d’extraordinaire. Le tout dernier plan m’a particulièrement déçu, je l’ai trouvé redondant avec ce que nous avions déjà vu dans l’épisode et peu émouvant, les scènes les plus fortes étant déjà passé. Globalement, j’ai beaucoup apprécié « The Americans » une série qui parle presque plus du couple que d’espionnage mais j’ai beaucoup de regret. Déjà, je pense que ce n’est pas une série à Binge watcher. Il y a peu d’informations à retenir, je pense qu’on peut sans mal laisser passer 1 an ou 2 entre 2 saisons sans y perdre. Au contraire, on y gagnera peut-être à s’aérer l’esprit car c’est une série très pesante. Je l’ai déjà dit, la forme très année 80 et le rythme résolument long et anti climatique au possible font de cette série un show peu enthousiasmant. Une forme qui sert un fond tout aussi déprimant à base de couple en crise, de dépression, de trahison, de guerre froide, de fanatisme/patriotisme, etc. « The americans » est aussi usante dans sa forme que dans son fond. Le côté espionnage sert essentiellement à parler des rapports humains, il y a même moins d’actions que dans « le bureau des légendes ». D’autres part, j’aurais aimé que la série s’ouvre plus. Si plusieurs seconds rôles gravitent autour du couple vedette, la série ne leur laisse jamais beaucoup de place pour se développer. J’aurais apprécié que la Russie soient un peu plus développé et qu’elle ne serve pas qu’à ramener Oleg (l’un des rares personnages secondaires développé, et encore) en Amérique. Même les enfants ne connaissent qu’un développement sommaire. ET il faut tout de même insister sur le fait qu’il est très compliqué d’avoir de l’empathie pour les personnages principaux. Car si on peut s’attacher à Phillip, en pleine crise existentielle, la froideur d’Elizabeth est vraiment repoussante. Alors certes, le fond et la forme sont en accords, mais si le seul élément important de l’histoire est le couple Jennings, fallait-il faire 6 saisons ? Je suis content d’avoir regardé la série, si ce que j’en dit vous semble plaisant, n’hésitez pas à y aller, vous ne serez pas déçu mais sinon, je ne pense pas que cette série sera de celle que je recommanderait.
