The beauty
Je viens de regarder « The beauty » (11 x30min) sur Disney +, c’est l’adaptation d’un comics que j’avais beaucoup apprécié et dont le pitch est regorge d’un potentiel énorme : une maladie sexuellement transmissible rend les gens très beau, mais les condamne à mourir dans 2 ans.
La série suit des enquêteurs du FBI qui essaie de contenir la propagation mais aussi les conséquences diverses de cette maladie.
La série est produite par Ryan Murphy, idéal pour le thème, mais qui n’a du superviser que de très loin les yeux fermés tant l’ensemble est bancale. On commence notamment avec un premier épisode orienté action, une véritable catastrophe industrielle tant rien n’est crédible et il n’y aura d’ailleurs quasi plus de scène d’actions dans le reste de la série. Pour autant, et même si la série était inutilement bavarde, je me suis laissé prendre au jeu tant le potentiel était énorme et les idées bonnes (il y a de très belles transformations notamment). La série repose aussi sur un très bon casting avec Evan Peters, Vincent D’Onofrio, Isabella Rossellini, etc
Malheureusement, les scénaristes semblent ne pas savoir quoi faire de leurs idées, à l’image d’une transformation emblématique à l’épisode 9(il me semble), un événement totalement inattendu qui n’aura a priori aucune conséquence. La saison se finit même en eau de boudin sans fin réelle ou cliffhanger marquant. Beaucoup de regrets donc, le potentiel était là pour faire une série culte mais on se retrouve avec un bricolage difforme à la frankenstein. j’espère qu’ils pourront rectifier le tir dans une saison 2 mieux construite.
À noter, la série s’est habillement sortie d’un piège dans lequel elle risquait de tomber. En effet avec ce pitch on aurait vite pu reprocher à la série d’imposer des canons de beauté (et d’être grossophobe et agiste). L’intelligence des scénaristes a été de faire que ce sont les personnages qui dirigent la transformation et c’est donc « leur vision d’un corps idéal » qu’il incarne et non « un corps idéal ». On est sur une ligne fine mais j’ai l’impression que ça passe (enfin ça passerait mieux si la série n’était pas raté)
