The canyons
« The Canyons » est le dix-huitième film de Paul Schrader, un vieux réalisateur et scénariste de renom qui s’offre ici une nouvelle jeunesse, en s’affranchissant des studios Hollywoodien. Ce nouveau film bénéficie d’un très petit budget (250 000 euros, oui ça semble énorme, mais promis pour un film américain, c’est une paille) dont une partie provient d’un crowdfunding. Le budget était tellement serré que la voiture de Christian est celle de l’acteur James Deen, la maison a été prêtée et les acteurs s’occupaient de leurs propres maquillages. On est très loin du glamour hollywoodien donc, et pourtant cela ne se sent pas à l’image. Pari réussi pour le réalisateur donc.
célèbre « American Psycho ». Cette nouvelle histoire ne s’éloigne d’ailleurs pas tellement des thématiques de « American Psycho », à peine y ajoute-t-on la critique du cinéma Hollywoodien. Je dois avouer ne pas avoir grand-chose à dire de l’histoire, c’est assez basique et pas vraiment passionnant. Non pas que ce soit mauvais, mais c’est juste qu’on a déjà l’impression d’avoir vu cette histoire mille fois (notamment dans l’excellent « Mulholland Drive » cité en référence dans le trailer) et que cette nouvelle version n’apporte rien de plus.
Au niveau du casting, pas grand-chose à dire malheureusement, ce n’est sûrement pas avec ce film que Lindsay Lohan redorera sa carrière. Elle ne joue pas mal, mais le rôle ne lui donne pas vraiment d’occasion de briller. À ses côtés James Deen, ancien acteur porno, n’est pas mauvais non plus, mais n’a pas le charisme suffisant pour donner corps au rôle. Et ce n’est pas le deuxième acteur masculin Nolan Gerard Funk, acteur de série aussi lisse que son rôle le nécessite, qui apportera le charme nécessaire à ce que l’ensemble tienne la route.
faux. Choisir un acteur porno et une star à la dérive pour représenter la déchéance d’Hollywood, ça a du sens, mais pour autant ce n’est pas intéressant à regarder. Et c’est tout le problème, le film ne manque pas de talent ou d’idées, mais il manque cruellement d’intérêt. Ce n’est pas original, ce n’est pas particulièrement bien fait ou joué, c’est presque trop long (à peine 1h40 pourtant) et ça n’assume même pas ses excès. Malgré son propos, le film est moins violent et porno qu’un épisode de « Game of Thrones », alors oui, on pourra me rétorquer que ça évite d’être complaisant avec le sujet, certes, mais ça n’en donne pas moins un film barbant dont l’engagement est aussi fort et subversif que: « la guerre, c’est mal » ou « la fin dans le monde c’est pas bien » Fallait-il un film pour ça?
Conclusion:
Un film différent et intriguant, mais trop long et vide pour dépasser le rang de curiosité







