The revenant

Après l’excellent Birdman en 2014, difficile de passer à côté du nouveau Iñárritu, d’autant que le projet semblait totalement différent mais toujours aussi démesuré.

Date de sortie: 24 février 2016

Durée : 2h 36min
réalisation: Alejandro González Iñárritu
Casting: Leonardo DiCaprio, Tom Hardy, Domhnall Gleeson
Genres: Western, Aventure
Nationalité: Américain

Interdit aux moins de 12 ans

Synopsis:
Laissé pour mort par ses équipiers après avoir affronté un ours, Hugh Glass, un trappeur proche des indiens va traverser plusieurs centaines de kilomètres de forêt glacé et hostile pour retrouver l’homme qui l’a trahi et obtenir vengeance.

Critique:

Une fois de plus, je vais devoir faire vite car j’ai peu de temps pour les critiques en ce moment.
Attaquons donc le vif du sujet. Avec Birdman, Iñárritu l’a prouvé, il est un grand réalisateur. Ce nouveau film confirme la tendance: images somptueuses, scènes magistrales et effets spectaculaires étant au programme.
La scène du combat avec l’ours est vraiment bluffante de réalisme et permet de bien capter le spectateur (même si le début du film n’était déjà pas avare en scène marquante notamment avec les plans séquences de l’attaque des indiens). Petit bémol concernant les effets toutefois, la scène des bisons ne me semblait pas assez travaillé sur la fin.
Niveau acteur, là encore c’est du beau boulot, je ne sais pas si Leonardo (Django Unchained, Le loup de Wallstreet, etc) méritait vraiment son oscar pour ce film mais il faut admettre que sa prestation est impressionnante. Face à lui, Tom Hardy (des hommes de loi, Mad max, etc), incarne un dur a cuir sans trop de nuance mais il le fait avec son flegme habituel et le personnage est particulièrement bien campé. Deux acteurs monolithique pour un face à face détonnant.
Pour mettre en valeur tout cela, Ryuji Sakamoto (Furyo, etc) livre une très belle composition

mélancolique et planante à souhait.

Seul souci du film, un scénario prétexte qui tire en longueur, un épisode de « man vs wild au farwest » de presque 3h et malgré tout mon respect pour Bear Grylls la survie en milieu glaciaire j’en ai déjà fait le tour dans Star Wars a long time ago.
D’autres part, le meilleur moyen d’apprécier le film est de le considérer comme un film fantastique contemplatif. Car malgré le prétexte du « inspiré d’une histoire vraie » le réalisme prend aussi cher qu’un pot de miel avec un ours. Le personnage de Léonardo non content de survivre à l’impossible, réussit à en guérir et voit même sa condition s’améliorer en condition extrême et sans assistance. Une compétence qui rendrait jaloux Deadpool et Wolverine. Mais bref, ce détail devient plus acceptable quand on considère que le personnage principal est un « revenant » un esprit mu uniquement par la vengeance.
Ce petit ajustement fait, le film n’en reste pas moins un peu long mais toujours très beau.

Conclusion:
Un beau film qui pousse peut-être en longueur vu la finesse du scénario mais dont on appréciera la grande qualité des images et le talent de mise en scène.

Publications similaires

  • Guilty of romance, si sex c’est Sono

    En bon geek, j’ai une affinité toute particulière avec le cinéma Japonais. Comme on ne peut pas vraiment dire que nous soyons submergé par les films de ce genre, j’ai l’habitude de me ruer au cinéma lorsqu’il y en a un qui sort, alors si en plus ça parle de sexe, je ne peux décemment…

  • La vie sans principe, un taux qui change

    Il y a quelques temps, j’ai raté la nuit Hong-Kong au forum des images en présence d’une de mes idoles: Johnnie To. Inutile de dire que ça m’avait bien énervé(d’autant que j’avais une place..argg) surtout que je commençais à être en manque. A l’instar de Woody Allen, le réalisateur nous a accoutumé à produire une…

  • La forme de l’eau – The shape of water

    Difficile de passer à côté du nouveau film de Guillermo Del Toro, entre les récompenses, les polémiques et la réputation du réalisateur, c’est un peu l’inévitable de ce début d’année et probablement l’un des futurs films du top 10 de l’année. C’est ce que nous allons voir maintenant, prenez une profonde respiration, on plonge. Date…

  • L’homme aux poing de fer

    Probablement tiré d’une histoire vraie (voir ma critique de possédée) voici la dernière production Tarantino. J’ai découvert le film un peu par accident et suis immédiatement tombé amoureux de la bande annonce. Ni une ni deux, j’ai profité d’un créneaux de libre pour me faire mon impression sur ce qui promettait d’être un bon gros…

  • The old guard

    C’est un peu le blockbuster du moment sur Netflix, il est d’ailleurs en tendance France depuis plusieurs jours, alors il fallait bien que je vois ce que ça a dans le ventre pour vous conseiller. Diffusion sur Netflix : 10 juillet 2020 Durée : 1h 58min Genre : Action, Science fiction Réalisateur : Gina Prince-Bythewood…

  • Hellboy

    Hellboy et son spin-off BPRD font partie de mes comics préférés, de vrais immanquables que je dévore toujours avec plaisir. Impossible donc de faire l’impasse sur cette nouvelle sortie en salle, même si certains signes pourraient me faire craindre le pire… Date de sortie : 8 mai 2019 Durée : 2h 01min Réalisateur : Neil…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *