The vast of night

Je ne sais plus trop comment je suis tombé sur ce film mais le pitch et les images m’ont intrigués, alors voyons ensemble ce que cela donne vraiment.

Date de diffusion : 3 juillet 2020

Durée : 1h31
Genre : Drame, mystère, science fiction
Réalisateur : Andrew Patterson
Casting : Sierra McCormick, Jake Horowitz, Gail Cronauer

Nationalités : USA

Synopsis :

1950, nouveau Mexique, une standardiste intercepte une mystérieuse fréquence. Avec l’aide d’un animateur de radio locale, elle va essayer de percer le secret de ce son inconnu au cours de la nuit.

Critique :

Ce qu’il faut reconnaitre à The Vast of night, c’est que ses premières minutes sont vraiment impressionnantes. Passé une mise en abyme, jolie mais discutable, l’on se trouve plongé dans un plan séquence en parlé marché vertigineux qui ne sera pas sans rappeler Snake Eyes de Brian De Palma ou le travail d’Aaron Sorkin (Le grand jeu, Steve Jobs, etc). Un véritable tour de force mais qui s’essouffle presqu’aussi aussi vite qu’il est impressionnant. 

C’est probablement le moment de la critique ou je dois avouer que j’ai dû regarder ce film de 1h31 en deux soirs et que je me suis endormi devant les deux fois. Certes, j’étais fatigué, mais ça n’explique pas tout. Je trouve que The Vast of night est un film épuisant. Passé cette première séquence ou le cerveau est saturé d’informations inutiles tant visuelles qu’auditives (ce sont des informations d’ambiances BEAUCOUP d’informations d’ambiances), le film plonge dans une semi-torpeur en enchainant des séquences vides, à peine dynamisé par le montage et de long plans de monologues. Soyons clair, ce sont des choix d’ambiance et ils peuvent être respectables mais ces choix artistiques m’ont globalement donné le sentiment de ne pas être maitrisé et que le film n’était qu’une vaste bande démo pour prouver le talent du réalisateur. On tourne à plein régime mais on tourne surtout à vide et on a plus l’impression de faire face à « the empty of night » qu’autre chose. L’histoire y est pour beaucoup, ce qui est vendu comme un film mystérieux n’a rien de mystérieux du tout, le récit est bien au contraire cousu de fil blanc et ça fin aussi anémique que son début est boursouflé. 

Alors certes : les images sont belles, l’ambiance est prenante, le montage efficace et il y a de grands moments de cinéma à l’instar de cet autre plan séquence qui traverse la ville en matérialisant la façon dont les ondes radio se propagent dans la communauté. Mais on se demande un peu l’intérêt de toute cette débauche. Le pire exemple étant probablement cette introduction, qui laisse entendre que le film ne serait qu’un épisode d’un ersatz de la 4éme dimension, on retrouvera la métaphore à plusieurs reprise en entrant et sortant de la télé mais cela n’apporte rien au récit ou alors cela le dédramatise ce qui ne fait qu’affaiblir le peu d’attachement qu’on pourrait avoir pour les personnages.

Des personnages pourtant réussis, d’autant que Sierra McCormick (American Horror Story, etc) et Jake Horowitz (des trucs) forment un couple attachant et confèrent beaucoup d’énergie à un film qui en a peu.

Très clairement, The Vast of night est une curiosité de cinéphile, un cv vidéo pour geek. Si vous avez un peu de temps et envie de découvrir un réalisateur prometteur, pourquoi ne pas regarder ce film mais sinon, il manque pour moi beaucoup trop de maitrise pour avoir un intérêt pour un public plus large.

La fatigue a pu jouer bien sûr mais je ne me suis jamais vraiment senti impliqué ni dans l’enquête, ni dans le couple. Je n’ai pas ressenti l’excitation de leurs découvertes et j’ai même été extrêmement déçu lorsque le film dévoile son mystère car c’est visuellement plutôt moche et pas loin d’être ridicule, ce qui saccage d’autant plus une fin qui se serait voulu émouvante.

Je suivrai tout de même avec intérêt la carrière de ce réalisateur, car il y a vraiment de bonnes choses dans ce film mais j’espère que la prochaine fois il prendra un scénariste et cadrera un peu mieux ses idées.

Conclusion :

Quelques bonnes choses mais le film me semble trop déséquilibré pour être vraiment intéressant, plus une curiosité cinéphilique.

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