Prédator : Badlands
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đ€ MISSION DU JOUR
Grosse sortie de l’Ă©tĂ© sur Disney+ avec Predator: Badlands (1h47), sorti en salles l’annĂ©e derniĂšre et que jâattendais depuis avec curiositĂ©.
Cette fois, le Predator n’est pas le chasseur au sommet de la chaĂźne alimentaire. Le hĂ©ros nâest autre que lâavorton du clan qui choisit de traquer la crĂ©ature la plus dangereuse de la galaxie pour prouver qu’il mĂ©rite de continuer Ă vivre.
âïž CE QUI VAUT LES HONNEURS DU COWBOY
- Un film visuellement impressionnant, avec un bestiaire particuliĂšrement riche
- Des scĂšnes d’action spectaculaires et variĂ©es
- Un mĂ©lange d’humour et d’Ă©motion bien rodĂ©
- Elle Fanning excellente dans ses deux rĂŽles d’androĂŻdes
- Une utilisation plutĂŽt intelligente de l’univers Alien/Predator
â CE QUI VAUT LE GOUDRON ET LES PLUMES
- Ăa ressemble davantage Ă The Mandalorian qu’Ă Predator
- Des centaines d’androĂŻdes qui sortent de nulle part et s’intĂšgrent difficilement au canon Alien/Predator
- Une structure qui donne davantage l’impression de regarder un Ă©pisode de sĂ©rie de luxe qu’un vĂ©ritable film
- Des sidekicks beaucoup trop mignons pour une franchise censée parler de chasseurs extraterrestres sanguinaires
đ« VERDICT DU SHĂRIF
Soyons francs, j’ai passĂ© un bon moment devant ce nouveau Predator. Le film est gĂ©nĂ©reux, spectaculaire et sait exploiter intelligemment un univers qui avait principalement livrĂ© d’Ă©normes nanards
Mais c’est justement lĂ que le bĂąt blesse : ce n’est pas vraiment un Predator.
On se retrouve ici devant un buddy movie d’action Ă©tonnamment feel-good, avec un Predator marginal, des compagnons attachants et une belle histoire de construction personnelle. C’est sympathique, parfois mĂȘme touchant, mais difficile de ne pas avoir l’impression que la franchise a troquĂ© sa sauvagerie contre des codes bien plus consensuels. Difficile de ne pas voir derriĂšre ces choix la patte de Disney et une volontĂ© de produire des Ćuvres toujours plus commerciales.
Le problĂšme n’est donc pas que Badlands soit mauvais. C’est mĂȘme plutĂŽt l’inverse. C’est un divertissement efficace mais qui aurait probablement Ă©tĂ© plus apprĂ©ciable s’il ne parasitait pas Predator et qu’il bĂątissait sa propre mythologie (mais le public ne serait probablement pas allĂ© le voir, car les franchises saturent le marchĂ© du divertissement)
đ đ€ Un Predator qui chasse sur les terres de la SF grand public.
