The Expanse Saison 1 à 5
officiel
★
🤠 La lutte des classes, c’est encore plus explosif dans l’espace avec des technologies alien.
🎬 MISSION DU JOUR
Direction Amazon Prime City avec The Expanse – Saison 5.
L’humanité a colonisé le système solaire. Terriens, Martiens et Ceinturiens se regardent en chiens de faïence tandis qu’un homme ambitieux est prêt à mettre le feu à l’univers pour imposer sa vision du futur.
Pendant ce temps, l’équipage du Rocinante se retrouve dispersé aux quatre coins de l’espace, chacun confronté à ses propres démons.
✔️ CE QUI VAUT LES HONNEURS DU COWBOY
- Un univers plus riche qu’un chercheur d’or chanceux
- Une science-fiction intelligente qui parle autant de politique que d’exploration spatiale
- Des personnages réalistes, variés et inoubliables
- Une réalisation qui donne enfin l’impression de vivre dans l’espace
- Des enjeux colossaux qui menacent l’ensemble du système solaire
❌ CE QUI VAUT LE GOUDRON ET LES PLUMES
- En saison 5, l’intrigue de Naomi s’étire inutilement
- Les amateurs de la Protomolécule risquent de rester sur leur faim
- Une saison de transition qui prépare davantage la guerre qu’elle ne la raconte
🔫 VERDICT DU SHÉRIF
The Expanse reste ce que peu de séries parviennent à être : de la grande science-fiction.
Cette cinquième saison prend son temps pour placer les pièces avant l’affrontement final, mais elle le fait avec suffisamment d’intelligence et d’émotion pour maintenir la tension jusqu’au bout.
Pas la meilleure saison de la série.
Oubliez Star Wars, oubliez Battlestar Galactica, The expanse est plusieurs galaxies au-dessus de la concurrence.
👉 🤠 Sauvetage de soirée
💬 Pour toi, la meilleure série de science-fiction reste The Expanse ou quelqu’un a réussi à lui voler son étoile de shérif ?
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Critique détaillée
La saison 5 de The Expanse s’est achevée. Je n’ai encore jamais eu l’occasion de critiquer cette série que j’apprécie pourtant énormément, il est donc temps de faire le point sur cette avant-dernière saison.
Durée : saison 1, 4, 5 : 10 x 42min / saison 2,3 : 13 x42
Genre : Drame, Science fiction, Thriller
Création : Mark Fergus, Hawk Ostby
Casting : Thomas Jane, Steven Strait, Cas Anvar
Nationalité : U.S.A.
Chaîne d’origine : Amazon Prime Video
Synopsis (saison 1) :
23ème siècle. L’humanité a conquis Mars et s’est répandue dans l’espace. Le temps a divisé les hommes en nouvelles factions : Terriens, Martiens et Ceinturiens cohabitent dans une tension permanente. Dans ce climat de conflit larvé, la disparition d’une riche héritière va entraîner un petit détective à parcourir l’univers pour percer un complot susceptible de bouleverser l’espèce humaine tout entière.
Critique :
J’ai découvert The Expanse sur le tard, à la sortie de la troisième saison. J’ai dévoré les trois premières en un temps record et je suis devenu fan immédiatement. The Expanse est une grande série de science-fiction et une série profondément moderne.
D’une part, c’est une oeuvre éminemment politique : on y parle de colonisation, de racisme, de lutte des classes, sans jamais forcer le trait. Ensuite, c’est une série engagée dans sa représentation. Les personnages sont d’une diversité rare et on y découvre des modèles qu’on ne voit quasiment jamais à l’écran. Un personnage comme Naomi Nagata, dont la force vient entièrement de sa sensibilité, est à ce titre extrêmement précieux. Même le personnage principal Holden est tout sauf un héros bourrin : c’est un idéaliste aux valeurs humanistes sur lesquelles il ne transige pas, même en temps de crise. Enfin, c’est une série remarquablement produite, qui ne fait jamais cheap. Tout le travail effectué pour nous faire ressentir l’apesanteur en est un exemple parfait.
Côté casting, pas de star au générique, mais la série s’est appuyée sur des profils vraiment marquants. Le plus
expérimenté était Thomas Jane (The Mist, Scott Pilgrim) dans le rôle de Miller, un vieux privé à l’ancienne que Bogart n’aurait pas renié. L’autre héros de la série, c’est Holden incarné par Steven Strait (10 000 ans avant J.-C.) héros malgré lui au profil atypique, pas particulièrement charismatique mais profondément attachant. Impossible de ne pas citer Naomi Nagata portée par Dominique Tipper (The Last Girl), personnage féminin fort et particulièrement moteur : le genre de personnage qui illustre que la violence n’est pas le seul chemin vers l’héroïsme. Viennent ensuite Amos, joué par Wes Chatham (Tenet, Hunger Games), le bourrin de service à la sensibilité à fleur de peau, et Alex, joué par Cas Anvar (Argo, Room), figure médiatrice et sympathique du groupe. À ces noms s’ajoute l’incroyable Chrisjen Avasarala incarnée par Shohreh Aghdashloo, femme de poigne comme on en voit rarement à l’écran, manipulatrice en diable.
Les trois premières saisons constituaient une véritable claque, propulsant The Expanse au panthéon des oeuvres de SF incontournables. La quatrième saison avait un peu calmé mes ardeurs. Si la qualité était toujours au rendez-vous, ce choix de se concentrer sur une seule planète faisait perdre à la série l’une de ses grandes forces : le sentiment de gigantisme. Un peu comme si une saison de Game of Thrones se déroulait intégralement à Winterfell, frustrant, même si la saison restait riche en rebondissements (et qu’elle avait Burn Gorman, que j’aime beaucoup).
Attention : spoilers sur les saisons précédentes à partir d’ici.
Après l’intermède de la saison 4, la saison 5 renoue avec l’espace et pousse le contraste à son maximum : si les personnages étaient inséparables dans la saison précédente, ils se retrouvent cette fois éparpillés aux quatre coins de l’univers, chacun vivant sa propre aventure. On retrouve la diversité de ton qui faisait la richesse des débuts de la série.
Étonnamment, cette saison est là encore une saison de transition, ce moment inéluctable en fiction où les héros font le point sur leur vie avant de se jeter sans regrets dans la bataille finale. On s’intéresse donc particulièrement à la vie privée de Naomi, Amos et Alex, Holden ayant déjà été suffisamment creusé. En parallèle, les enjeux montent d’un cran avec la confirmation de Marcos Inaros comme grand antagoniste de la série : guide autoproclamé des Ceinturiens et menace d’une ampleur inédite. L’action ne manque pas au fil des dix épisodes, et les conséquences de cette nouvelle guerre seront lourdes pour nos héros.
Visuellement, c’est toujours aussi impressionnant. La série a une façon très personnelle de filmer l’intérieur des
vaisseaux, les scènes à bord du Razorback sont à ce titre particulièrement admirables.
Quelques regrets tout de même : le plot de Naomi tire un peu trop en longueur et empêche de développer d’autres sujets. La guerre contre Marcos Inaros commence à peine quand la saison se termine, et on voudrait déjà être à la saison 6. Les fans attachés à la protomolécule seront peut-être frustrés de voir le sujet quasiment mis de côté, mais il est évident qu’il constituera un enjeu vital de la dernière saison, qui s’annonce explosive.
Sans conteste, The Expanse est l’une des meilleures séries de SF jamais produites, et se place sans peine aux côtés de Babylon 5, cinq coudées au-dessus d’un Battlestar Galactica. Les amateurs du genre se doivent absolument de s’y plonger : elle fera partie des classiques.
Avant dernière saison de la série, le rythme pourra parfois sembler un peu lent mais clairement les auteurs placent tout les éléments pour leur saison final qui promet d’être spectaculaire.
Conclusion :
Avant-dernière saison de la série, le rythme peut parfois sembler un peu lent, mais les auteurs placent avec soin tous les éléments pour une saison finale qui promet d’être spectaculaire. L’attente est insupportable.


